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        <title>LE NATIONAL-REPUBLICAIN</title>
        <description>Pour une France Libre et Républicaine</description>
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        <lastBuildDate>Tue, 15 Jul 2008 19:57:01 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Nicolas Sarkozy : derrière le comique-troupier, un soldat zélé et habile de l'européisme totalitaire</title>
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                <author>noreply@ (Thimèle)</author>
                                <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 19:57:01 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://republique.hautetfort.com/media/01/02/1043188539.jpg&quot; id=&quot;media-1124380&quot; alt=&quot;file_338457_136562.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1124380&quot; /&gt;Nicolas Sarkozy est un grand farceur, un immense illusionniste. Certainement l'un des meilleurs qu'on n'ait jamais eu dans ce pays. La situation de l'Europe ne serait pas grave que cela en serait comique. C'est ainsi que depuis le début de son mandat de président de l'Union Européenne, l'occupant de l'Elysée n'a eu de cesse de jouer à l'eurosceptique, de critiquer l'Europe telle qu'elle est construite actuellement. Comme si, évidemment, il n'en était pas l'un des acteurs les plus farouches ! « Ça ne va pas, ça ne va pas du tout, l’Europe inquiète ! » a-t-il reconnu devant les téléspectateurs de France 3, lundi soir. Son souhait ? « Il faut une Europe qui protège ! » a-t-il scandé une bonne dizaine de fois.Voilà qui rappelle d'autres envolées, celles de sa campagne électorale de 2007. Depuis cette époque, il n'a de cesse de s'en prendre à l'indépendance de la BCE, et à sa politique de l'euro fort, et au credo libre-échangiste destructeur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Plafonnement de la TVA, fiscalité, environnement, immigration, Nicolas Sarkozy a ainsi exposé les grands chantiers qui l’attendaient pendant ces six mois prochains mois. « Ce qui est important, c’est de faire bouger les choses, a-t-il prévenu. Je veux créer un choc salutaire. » Et d’ajouter, fier et grave : « Il faut changer profondément notre façon de faire l’Europe ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y en aurait hélas beaucoup pour croire encore à ses discours, véritable tour d'illusionniste. Pas nous. Nicolas Sarkozy brasse du vent. Et joue en toute conscience l'idiot utile de l'européisme. Jamais, depuis ses critiques proférées à l'encontre de l'Europe de Bruxelles, il ne s'est donné les moyens pour donner une réalité à ses prétendues revendications.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En juin dernier, lors de la négociation du traité européen chargé de remplacer la Constitution européenne, le futur Traité de Lisbonne, il s'est tout bonnement couché devant l'idéologie européiste. Il a accepté sans le moindre rechignement un traité, véritable copie de la Constitution européenne, qui pérennisait le système qu'il avait tant combattu... verbalement. Un traité qui enterre donc ses revendications, ainsi même que la possibilité future de se battre pour. Un traité qui fait de lui un simple préfet docile de Bruxelles, chef d'un gouvernement de fantoches. Qui plus est, un traité qu'il a imposé à des Français cocus deux fois, en 2005 et en 2007.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aujourd'hui, Sarkozy le clown, Sarkozy le comique-troupier que tous les européistes raffolent, nous refait le coup de l'eurosceptique en guerre contre les tenants de Bruxelles. Pures gesticulations donquichottiennes ! Pure tromperie ! Pure comédie nauséabonde ! Il sait très bien que les Français, et l'ensemble des peuples européens, n'en peuvent plus de cette Europe folle. Alors, au lieu de tenir un langage eurobéat qui fait fuire tout le monde, il surfe sur cette vague «eurosceptique »... pour mieux la manipuler et la faire taire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Que les euro-intégristes de base de tous poils se rassurent, Nicolas Sarkozy est des leurs. Il n'est en rien un eurosceptique, un gaullo-souverainiste, un nationaliste ou que sais-je encore. Il est au contraire leur meilleur allié. Il est même sans aucun doute l'un des soldats les plus zélés et les plus habiles de la cause européiste totalitaire. Eurosceptique par devant, européiste par derrière, il en est absolument le meilleur gardien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://action-republicaine.over-blog.com/&quot;&gt;L'Action Républicaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Traité de Lisbonne : la sanction démocratique irlandaise</title>
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                <author>noreply@ (Thimèle)</author>
                                                <category>Actualité</category>
                                                <pubDate>Sun, 29 Jun 2008 23:29:24 +0200</pubDate>
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                     &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://republique.hautetfort.com/media/02/02/187824290.jpg&quot; id=&quot;media-1099702&quot; alt=&quot;irlande.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Par Laurent Dauré &amp;amp; Dominique Guillemin&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Le 12 juin, le peuple irlandais a rejeté le traité de Lisbonne par 53,4&amp;nbsp;% des voix. Sa Constitution l’obligeant à organiser un référendum, l’Irlande fut le seul pays de l’Union où purent s’exprimer les enjeux du processus d’intégration à l’œuvre malgré l’échec du traité constitutionnel européen en 2005.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Le Non irlandais ne doit pas être interprété comme un refus isolé, il s’inscrit au contraire dans la continuité des Non français et néerlandais. Les aveux de nombreuses personnalités européennes en attestent. Valéry Giscard d’Estaing, architecte en chef de la Constitution, avait lui-même affirmé que le «&amp;nbsp;mini-traité&amp;nbsp;» a le même contenu que le texte précédent. Ainsi&amp;nbsp;: &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;La substance de la Constitution est maintenue. C’est un fait&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, comme l’avoue Angela Merkel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Pour la troisième fois un peuple européen repousse une vision présentée comme incontournable. Malgré leur fameuse «&amp;nbsp;pédagogie&amp;nbsp;», les élites européennes peineraient encore à convaincre&amp;nbsp;? Ne serait-il pas temps qu’elles prennent acte de cette fin de non-recevoir pour redéfinir le projet européen&amp;nbsp;? Mais ceci nécessiterait un véritable débat qu’elles n’ont aucunement l’intention d’ouvrir, les dirigeants de l’UE restant sourds à toute proposition alternative. L’acharnement dogmatique dont ils font preuve pour imposer leurs vues en contournant les peuples réticents jette rétrospectivement un voile de suspicion sur les étapes précédentes de l’intégration européenne. Car, après tout, comme l’a dit José-Manuel Barroso&amp;nbsp;: &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;Si on avait organisé un référendum sur la création de la Communauté européenne, ou sur l’euro, vous croyez vraiment que ce serait passé&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Si l’’Europe est &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;dans l’impasse&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, c’est qu’elle n’envisage qu’’une seule voie&amp;nbsp;; si elle est &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;en crise&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, c’’est qu’elle souffre de schizophrénie. En effet, comment pourrait-elle concilier les vertus démocratiques dont elle se prévaut tout en niant la souveraineté des peuples qui en sont la source&amp;nbsp;? La seule solution que les européistes consentent à apporter à leurs échecs est toujours «&amp;nbsp;plus d’’Europe&amp;nbsp;». En 2005, l’onction de la légitimité populaire paraissant acquise, les citoyens européens furent abondamment informés du projet qu’on leur soumettait&amp;nbsp;; en 2008, le traité de Lisbonne ressuscita la Constitution Giscard en la camouflant sous une forme quasi illisible. Avant même le résultat du vote irlandais, les députés européens rejetèrent par 499 voix contre 129 un amendement déposé par la Gauche unitaire européenne demandant que le Parlement &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;s’engage à respecter le résultat du référendum irlandais&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. En bon droit communautaire, un traité doit être accepté à l’unanimité des États membres pour pouvoir entrer en vigueur, pourtant l’Union européenne considère ce principe comme obsolète, plaçant sa propre légitimité au-dessus de celle des nations qui la composent, des nations reléguées au statut de vestiges archaïques dont il convient de se débarrasser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Aussi faut-il s’attendre aux mêmes supercheries après le Non irlandais. On y réfléchissait à Bruxelles avant même que la date du référendum ne soit fixée. Si cette fois-ci il semble peu probable que l’on fasse voter à nouveau les Irlandais (comme pour le traité de Nice), plusieurs dirigeants européens suggèrent carrément de poursuivre le processus de ratification comme si de rien n’était&amp;nbsp;; on envisage également un aménagement du traité sur le modèle anglais et polonais et même un isolement pur et simple de l’Irlande, qui se retrouverait ainsi écartée de l’’Europe «&amp;nbsp;normalisée&amp;nbsp;». La «&amp;nbsp;petite&amp;nbsp;» Irlande ingrate de surcroît — ne pouvant pas décemment s’opposer à la construction européenne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Une épaisse confusion règne sur la notion de souveraineté, notion qui semble déjà caduque quand il s’agit des nations et qui reste illégitime quand elle émane du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;premier empire non impérial&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (José-Manuel Barroso). Paradoxe pour paradoxe, pourquoi ne pas parler aussi de première démocratie non démocratique&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Comment envisager dans ce contexte la présidence française de l’UE à partir du 1er juillet&amp;nbsp;? Celle-ci, longuement préparée et attendue par Nicolas Sarkozy, devait entériner &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;le retour de la France dans l’Europe&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. Anticipant l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne le 1er janvier 2009, le Président souhaitait relancer de grands chantiers européens. Devra-t-il tempérer ces ambitions pour ne gérer qu’une nouvelle période de crise et d’attente ou saura-t-il se saisir de cette occasion, appliquant le volontarisme politique qu’il a si souvent prôné, pour sortir l’Europe de la seule véritable impasse dans laquelle elle s’est mise, celle d’’un projet coupé de l’’intérêt des peuples et des nations&amp;nbsp;? On peut en douter, mais alors le projet européen achèvera de perdre toute crédibilité démocratique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Jusqu’alors les européistes ont systématiquement assimilé l’Union européenne au Bien en soi, ce Bien n’étant ni contestable ni négociable. C’est ainsi qu’ils défendent l’idée d’une Europe octroyée par le haut, à la manière de ce &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;despotisme éclairé&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; dont parlait fièrement Jacques Delors. C’est cette même Europe que viennent de refuser les Irlandais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Réforme constitutionnelle : l'imposture</title>
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                <author>noreply@ (Thimèle)</author>
                                                <category>République</category>
                                                <pubDate>Thu, 12 Jun 2008 22:48:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;img src=&quot;http://republique.hautetfort.com/media/01/00/886828775.jpg&quot; id=&quot;media-1072144&quot; alt=&quot;2007-09-19T114253Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-FRANCE-INSTITUTIONS-PS-MODEM-20070919.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1072144&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;La 24&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; révision de la Constitution de la Ve République s’annonce. Promise par le candidat Sarkozy, celle-ci se veut profonde, dans le but avoué de démocratiser, d’équilibrer et de «&amp;nbsp;moderniser&amp;nbsp;» nos institutions.&lt;/span&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Mais ce que l’on pourrait considérer comme un beau projet est, depuis l’origine de la réforme, le rapport du Comité Balladur, une grave imposture. Le projet initial prévoyait ainsi, derrière des dizaines et des dizaines de propositions feignant de renforcer les pouvoirs du Parlement et des citoyens, l’instauration d’un régime ultra-présidentiel sans ampleur en Europe. &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;70 propositions masquaient ainsi&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://action-republicaine.over-blog.com/article-13571646.html&quot;&gt;sept mots assassins&lt;/a&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;: «&lt;/span&gt;&amp;nbsp;Il&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;(le Président)&lt;/span&gt; définit la politique de la nation&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;Consistant à modifier ensemble les articles 5 et 20 de la Constitution pour que ce soit le président qui définisse la politique de la nation et non plus le gouvernement, ces quelques mots suffisaient à détruire le lien essentiel qui existe en démocratie entre le pouvoir et la responsabilité. Ainsi, celui qui aurait désormais à mener la politique de la nation n’aurait plus de compte à rendre à personne. Face à la bronca générale que cette mesure explosive aurait pu provoquer, Sarkozy avait préféré reculer, et retirer la proposition du projet de loi constitutionnelle actuellement discutée à l’Assemblée nationale.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Ces mots assassins disparus, l’imposture n’en est pas moins resté le mot définissant cette révision constitutionnelle. Au-delà de &lt;a href=&quot;http://action-republicaine.over-blog.com/article-13706091.html&quot;&gt;quelques propositions&lt;/a&gt; soi-disantes démocratiques que nous avions déjà passé au crible, force est de constater que les termes de sa révision ne touchent absolument pas aux fonds des problèmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;On souhaite ainsi ardemment donner de nouveaux droits au Parlement. Très bien. Mais en quoi cela oeuvrera-t-il pour plus de démocratie si le mode d’élection des parlementaires, particulièrement inique, n’est pas modifié&amp;nbsp;? Notamment le système majoritaire actuellement en vigueur pour l’élection des députés &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui, en donnant le quasi-monopole de représentativité à deux seuls «&amp;nbsp;grands&amp;nbsp;» partis, est un véritable étouffoir démocratique. Près de la moitié des français ne sont ainsi pas représentés à l’Assemblée. Et pourtant, les prétendus grands démocrates partisans de cette révision constitutionnelle font totalement l’impasse là-dessus, montrant ainsi qu’ils s’en contrefichaient éperdument.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Pire, l’UMP, en parallèle à cette «&amp;nbsp;réforme&amp;nbsp;» constitutionnelle, prépare une&amp;nbsp;«&amp;nbsp;réforme&amp;nbsp;» absolument anti-démocratique du mode de scrutin pour les prochaines élections régionales et législatives. Son principe ? Instaurer une proportionnelle à un tour, avec prime majoritaire pour la liste en tête. En clair, une disposition qui ne sert que les deux «&amp;nbsp;grands partis&amp;nbsp;», en l’occurrence le PS et l’UMP – qui d’ailleurs ne s’opposent plus qu’à la marge -, leur permettant d’être majoritaire tout en étant minoritaire. Et ainsi d’étouffer toute pluralité des sensibilités politiques. Et ainsi de s’échanger les rênes du pouvoir pour l’éternité… Pour le plus grand mépris de la démocratie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Aussi, prétendre démocratiser les institutions sans poser la question de la souveraineté nationale et populaire est particulièrement hypocrite. En ratifiant en février dernier l’essentiel des dispositions de la Constitution européenne, le tout dans le dos du peuple, les parlementaires ont pérennisé un système dans lequel prévaut le droit européen sur le droit national. Un système dans lequel ces parlementaires, ainsi que les dirigeants, ne sont plus que les exécutants des volontés de l’Europe de Bruxelles. Un système dans lequel les citoyens n’ont plus le choix des politiques menées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Le cas récent de la loi sur les OGM reflétait parfaitement cet état de fait&amp;nbsp;: les parlementaires n’ont pas eu du tout le choix de se prononcer. Ils ont été sommés de retranscrire en droit interne une directive européenne, sous peine de sanctions financières. Loin d’être rare, c’est le cas de 80 % des lois «&amp;nbsp;votées&amp;nbsp;» en France. Que fait donc la réforme censée «&amp;nbsp;démocratiser&amp;nbsp;» la Constitution&amp;nbsp;à ce sujet ? Rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Cette réforme ne propose rien non plus pour permettre un véritable pluralisme des médias, nécessaire à une démocratie digne de ce nom. Et pourtant, il serait indispensable d’interdire aux groupes financiers dépendants des commandes de l’Etat de détenir de grands médias.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Et que dire de la place faite aux citoyens&amp;nbsp;! Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, l’Assemblée nationale n’a pas voté l’instauration d’un référendum d’initiative populaire. L’article qui a été adopté stipule qu’un référendum « &lt;i&gt;peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales&lt;/i&gt; ». Autrement dit, ce n’est aucunement les citoyens qui ont l’initiative du référendum, mais les parlementaires. Il faudrait ainsi qu’au moins 184 députés et sénateurs rédigent une proposition de loi, et demandent l’appui de 4,5 millions d’électeurs, pour qu’un référendum puisse être organisé. Etant donné que l’Assemblée restera verrouillé par deux partis, ce prétendu «&amp;nbsp;droit d’initiative populaire&amp;nbsp;» ne sera jamais rien qu’un leurre. On prétend ainsi donner plus de pouvoir au peuple, alors même qu’on le neutralise encore un peu plus avec la proposition visant à supprimer le référendum obligatoire sur l’adhésion de nouveaux pays à l’Union européenne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Non content de ne rien démocratiser comme il le faudrait, la «&amp;nbsp;réforme&amp;nbsp;» entend inscrire les langues régionales dans cette Constitution révisée, ce qui serait un véritable &lt;a href=&quot;http://action-republicaine.over-blog.com/article-19883460.html&quot;&gt;coup&lt;/a&gt; porté à l’unité de la République. Et une voie toute ouverte à l’adoption de la dangereuse Charte européenne des langues régionales et minoritaires, véritable cheval de Troie des ethno-régionalismes&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Pour finir, comment surtout ne pas voir la contradiction flagrante entre la volonté affichée de «&amp;nbsp;démocratiser&amp;nbsp;» la Constitution et la volonté d’écarter le peuple&amp;nbsp;du processus de cette révision ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Ca ne devrait pourtant pas être aux hommes au pouvoir de décider des règles du jeu politique. Mais aux citoyens qui, en République, sont la source de tout pouvoir. Qu’importe, la classe dirigeante entend, comme à son habitude, penser et décider à la place du peuple.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Le Parti Socialiste, qui prétend être une opposition, devrait s’indigner de cette prétendue «&amp;nbsp;réforme&amp;nbsp;» constitutionnelle, et réclamer une consultation référendaire. Il en a le pouvoir puisque la «&amp;nbsp;réforme&amp;nbsp;» ne pourra jamais passer sans son accord. Mais non, il se cantonne à de la négociation de couloir. Pour continuer, avec l’UMP, à imposer leurs solutions et leur bipartisme. Mais point de grand débat citoyen sur les institutions. Mais point de référendum sur les institutions, point de constituante qui pourrait redonner du souffle à la démocratie et de la légitimité aux hommes politiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Mais rassurons-nous, nous n’en sommes pas encore au bout de nos peines. Un autre &lt;a href=&quot;http://action-republicaine.over-blog.com/article-19976172.html&quot;&gt;projet&lt;/a&gt; de révision constitutionnelle pointe le bout de nez, celui-ci ayant pour objectif de réécrire le préambule de la Constitution, afin d’y ajouter de «&amp;nbsp;nouveaux droits&amp;nbsp;», tels que «&amp;nbsp;diversité&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;dignité&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;parité&amp;nbsp;». Selon des constitutionnalistes, l’ajout de ceux-ci, philosophiquement contraire à l’esprit républicain, ne pourra que conduire au dynamitage pur et simple des droits politiques et sociaux issus des préambules de 1946 et de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://action-republicaine.over-blog.com/&quot;&gt;L'Action Républicaine&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://republique.hautetfort.com/archive/2008/05/30/touche-pas-a-mon-preambule.html</guid>
                <title>Touche pas à mon préambule !</title>
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                <author>noreply@ (Thimèle)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 30 May 2008 21:16:30 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://republique.hautetfort.com/media/02/02/535141041.jpg&quot; id=&quot;media-1043251&quot; alt=&quot;1213992564.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; align=&quot;left&quot; name=&quot;media-1043251&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;i&gt;Par Anne-Marie Le Pourhiet&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Par décret du 9 avril 2008, le président de la République a désigné le comité présidé par Simone Veil, chargé de réviser le préambule de la Constitution française où sont consacrés la philosophie politique de la France ainsi que les droits et libertés des citoyens. Trois mois s'étant écoulés depuis l'annonce faite le 8 janvier, et le président ayant depuis judicieusement rappelé qu'il n'avait pas été élu pour désigner des comités, on s'était pris à espérer qu'il renonce à son inquiétant projet. Il n'en a rien été.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est pour ancrer la Ve République dans la tradition républicaine, et rassurer ceux qui redoutaient une dérive bonapartiste du régime, que la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 avait imposé au gouvernement du général de Gaulle de garantir dans la nouvelle Constitution les droits essentiels consacrés par la déclaration libérale de 1789 et le préambule social de 1946.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La cohabitation n'a pas toujours été facile entre ces deux philosophies puisque le libéralisme impose à l'État de se cantonner dans des fonctions régaliennes (État gendarme) tandis que le socialisme l'invite au contraire à fournir prestations et réglementations (État providence). Toutefois, les textes de 1789 et de 1946 ont en commun un élément essentiel qui assure leur cohérence : l'universalisme, qui ne veut rien voir entre le citoyen libre et la nation souveraine. La consécration de l'autodétermination d'un homme doué de conscience et de raison, libéré de toute chaîne ou appartenance héréditaire, coutumière, ethnique, religieuse ou linguistique est la caractéristique majeure de la tradition républicaine et donc de notre &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«identité constitutionnelle»&lt;/span&gt;, pour reprendre l'expression du Conseil constitutionnel. L'égalité de tous les citoyens devant la loi, le refus des groupes, catégories ou corporations, l'abolition des privilèges et la promotion du seul mérite constituent, depuis la Révolution, le socle intangible de nos valeurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or la lettre de mission adressée par le président Sarkozy à Mme Veil, malgré ses précautions de langage, promet clairement une remise en cause de celles-ci. Il ne suffit pas, en effet, d'affirmer que la révision projetée ne saurait «modifier ou affaiblir» les textes de 1789 et de 1946 et qu'il s'agirait seulement d'inscrire dans le préambule &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«des droits et principes fondamentaux nouveaux»&lt;/span&gt;. Les juristes savent bien que beaucoup de «droits nouveaux» issus du multiculturalisme ou du féminisme ne s'ajoutent pas simplement aux droits de l'homme traditionnels mais les contrarient au point de les détruire. Lorsque Marcel Gauchet affirme : &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«Un nouvel homme des droits de l'homme est né qui n'a plus rien à voir avec son ancêtre de 1789»&lt;/span&gt;, il constate simplement que les nouveaux droits aujourd'hui revendiqués ou consacrés dénaturent les libertés fondamentales de la première génération.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Introduire la parité et la diversité dans le préambule revient à saper le principe d'égalité de tous devant la loi et à consacrer des assignations à identité sexuelle, ethnique, linguistique ou religieuse que le Conseil constitutionnel a toujours refusées au nom de l'universalisme révolutionnaire. C'est aussi remettre en cause la méritocratie républicaine que d'introduire des discriminations positives, c'est-à-dire des passe-droits ethniques et sexuels, qui constituent autant de privilèges, au sens étymologique de lois privées, en opposition avec la res publica. Ne nous y trompons pas, c'est la philosophie réactionnaire de Joseph de Maistre, illustrée par son fameux &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«J'ai vu des Français, des Italiens, des Russes mais quant à l'homme je déclare ne jamais l'avoir vu de ma vie»&lt;/span&gt;, qui est de retour et que l'on a clairement entendue dans le discours de Dakar qui ne voulait voir, lui aussi, que &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«l'homme africain»&lt;/span&gt;. La remise en cause de la laïcité n'est sans doute pas expressément au programme du comité Veil, mais on devine bien qu'elle rôdera alentour sous couvert de &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«diversité religieuse»&lt;/span&gt; ou de &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«dignité des croyants»&lt;/span&gt;, et l'on sait aussi que les militants des langues et «préférences» régionales ont déjà préparé leurs amendements ethnocentriques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La dignité constitue aujourd'hui la menace la plus directe contre la philosophie des Lumières et l'idée républicaine, l'arme fatale contre nos libertés. Ériger cette notion philosophique et morale, éminemment subjective et relative, en norme juridique est une folie. On voit déjà depuis plusieurs années que c'est au nom de la dignité des individus et des groupes que des militants narcissiques et hystériques ont obtenu la multiplication des incriminations pénales de harcèlement moral et sexuel, de discriminations et propos sexistes, homophobes, handiphobes, etc., aboutissant à un arsenal répressif menaçant notamment les libertés d'expression et de la presse. C'est encore au nom de la dignité humaine qu'est revendiquée une euthanasie «très active», et ce n'est pas non plus un hasard si les décisions juridictionnelles récentes les plus intellectuellement indigentes et tirées par les cheveux ont été rendues sur le fondement de cette notion fourre-tout et galvaudée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Prenons garde à ce que l'on ne nous remplace subrepticement la devise &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«Liberté, Égalité, Fraternité»&lt;/span&gt; par la trilogie &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«dignité, diversité, parité»&lt;/span&gt; et que l'emblème &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«bleu, blanc, rouge»&lt;/span&gt; ne vire subitement au &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«black, blanc, beur»&lt;/span&gt;. Le seul texte constitutionnel français à avoir jusqu'à présent mentionné expressément la &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«dignité de la personne humaine»&lt;/span&gt; et reconnu les &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«droits des communautés»&lt;/span&gt; est le projet de Constitution du maréchal Pétain. C'est à méditer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans ses vœux à Jacques Chirac, en janvier 2006, Pierre Mazeaud indiquait que &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«l'inconstance institutionnelle porte l'empreinte du sous- développement»&lt;/span&gt;. C'est exact et il est certain que le remplissage droit-de-l'hommiste ne saurait tenir lieu de philosophie politique. Et puisque nous avons emprunté notre principe &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple»&lt;/span&gt; à Abraham Lincoln, il conviendrait enfin de rappeler au président de la République française que si c'est le &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;«peuple constituant»&lt;/span&gt; qui s'est effectivement référé en 1958 aux principes de 1789 et de 1946, c'est encore à ce même peuple qu'il conviendrait de proposer, cinquante ans plus tard, de les modifier. On ne change pas le contrat social d'une nation sans son consentement exprès et direct.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Le Figaro&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; 
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