15.07.2008
Nicolas Sarkozy : derrière le comique-troupier, un soldat zélé et habile de l'européisme totalitaire
Nicolas Sarkozy est un grand farceur, un immense illusionniste. Certainement l'un des meilleurs qu'on n'ait jamais eu dans ce pays. La situation de l'Europe ne serait pas grave que cela en serait comique. C'est ainsi que depuis le début de son mandat de président de l'Union Européenne, l'occupant de l'Elysée n'a eu de cesse de jouer à l'eurosceptique, de critiquer l'Europe telle qu'elle est construite actuellement. Comme si, évidemment, il n'en était pas l'un des acteurs les plus farouches ! « Ça ne va pas, ça ne va pas du tout, l’Europe inquiète ! » a-t-il reconnu devant les téléspectateurs de France 3, lundi soir. Son souhait ? « Il faut une Europe qui protège ! » a-t-il scandé une bonne dizaine de fois.Voilà qui rappelle d'autres envolées, celles de sa campagne électorale de 2007. Depuis cette époque, il n'a de cesse de s'en prendre à l'indépendance de la BCE, et à sa politique de l'euro fort, et au credo libre-échangiste destructeur.
Plafonnement de la TVA, fiscalité, environnement, immigration, Nicolas Sarkozy a ainsi exposé les grands chantiers qui l’attendaient pendant ces six mois prochains mois. « Ce qui est important, c’est de faire bouger les choses, a-t-il prévenu. Je veux créer un choc salutaire. » Et d’ajouter, fier et grave : « Il faut changer profondément notre façon de faire l’Europe ».
Il y en aurait hélas beaucoup pour croire encore à ses discours, véritable tour d'illusionniste. Pas nous. Nicolas Sarkozy brasse du vent. Et joue en toute conscience l'idiot utile de l'européisme. Jamais, depuis ses critiques proférées à l'encontre de l'Europe de Bruxelles, il ne s'est donné les moyens pour donner une réalité à ses prétendues revendications.
En juin dernier, lors de la négociation du traité européen chargé de remplacer la Constitution européenne, le futur Traité de Lisbonne, il s'est tout bonnement couché devant l'idéologie européiste. Il a accepté sans le moindre rechignement un traité, véritable copie de la Constitution européenne, qui pérennisait le système qu'il avait tant combattu... verbalement. Un traité qui enterre donc ses revendications, ainsi même que la possibilité future de se battre pour. Un traité qui fait de lui un simple préfet docile de Bruxelles, chef d'un gouvernement de fantoches. Qui plus est, un traité qu'il a imposé à des Français cocus deux fois, en 2005 et en 2007.
Aujourd'hui, Sarkozy le clown, Sarkozy le comique-troupier que tous les européistes raffolent, nous refait le coup de l'eurosceptique en guerre contre les tenants de Bruxelles. Pures gesticulations donquichottiennes ! Pure tromperie ! Pure comédie nauséabonde ! Il sait très bien que les Français, et l'ensemble des peuples européens, n'en peuvent plus de cette Europe folle. Alors, au lieu de tenir un langage eurobéat qui fait fuire tout le monde, il surfe sur cette vague «eurosceptique »... pour mieux la manipuler et la faire taire.
Que les euro-intégristes de base de tous poils se rassurent, Nicolas Sarkozy est des leurs. Il n'est en rien un eurosceptique, un gaullo-souverainiste, un nationaliste ou que sais-je encore. Il est au contraire leur meilleur allié. Il est même sans aucun doute l'un des soldats les plus zélés et les plus habiles de la cause européiste totalitaire. Eurosceptique par devant, européiste par derrière, il en est absolument le meilleur gardien.
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23.09.2007
De l'éclatement des nations à l'Europe des régions ?
Par Christophe Beaudouin
Les historiens qui, dans un lointain futur, chercheront à comprendre l'évolution géopolitique de l'Europe au début du XXIème siècle, auront de quoi être perplexes. Ils se demanderont sans doute pourquoi l'Europe a franchi une étape décisive vers le fédéralisme, au moment même où en son sein, le Royaume de Belgique voyait son propre Etat fédéral éclater. Ils se demanderont comment on a pu ne pas comprendre, à Bruxelles même, épicentre de l'unification européenne, les enseignements fournis sur place par ce pays laboratoire du fédéralisme ? Comment on a pu s'obstiner à tenter d'incorporer près de trente peuples sans doute bien plus différents les uns des autres que Wallons et Flamands... et ce, à l'instant précis où sous les fenêtres des institutions bruxelloises, la crise entre ces deux communautés démontrait la fragilité d'une fédération qui ne parvenait à devenir une véritable nation ?
Nos historiens futurs trouveront peut-être quelques réponses sur le blog militant du correspondant européen de Libé, Jean Quatremer, qui depuis quelques jours à Bruxelles, se réjouit de l'explosion annoncée de la Belgique. Bien qu'un récent sondage indique que seulement 40% des Flamands sont en faveur de l'indépendance, les responsables politiques néerlandophones souhaitent en effet la scission. La Belgique vit une crise de régime sans précédent, du fait de l'impossibilité depuis le 10 juin dernier de constituer un gouvernement fédéral, les partis flamands présentant des revendications autonomistes inacceptables pour les francophones. Dans un article du 3 septembre judicieusement intitulé "L'éclatement de la Belgique soluble dans l'Europe", M. Quatremer commence par rappeler avec force et justesse qu'"une éventuelle indépendance flamande ne serait nullement contraire à l'idée européenne". Mieux, il estime que "l'Union ne peut que soutenir la revendication flamande, celle-ci étant tout à fait légitime au regard des principes qui ont présidé à sa création".
Au-delà du fait qu'il est savoureux de voir Jean Quatremer en accord avec les nationalistes flamands, il faut admettre qu'il a raison au-delà même de la question belge : les autonomismes régionaux et l'européisme sont des alliés objectifs... du moins pour le moment. Tout ce qui peut travailler au détricotage des identités nationales - séparatismes, régionalismes, communautarismes multiples sans oublier l'immigration - devrait faciliter peu à peu l'effacement de ce qui reste d'identité, puis de souveraineté, en vue du grand basculement dans la "purée de marrons" supranationale.
Désintégration nationale et intégration européenne
Il s'agit d'un pari d'apprentis-sorciers. S'ils veulent d'ici quelques décennies, que l'Europe soit devenue un véritable "pays" composé de véritables "citoyens" européens, il faut commencer par faire table rase en sciant doucement les racines, souvent profondes, des nations actuelles.
Plusieurs instruments européens concourent à favoriser ces séparatismes, dont nous nous gardons bien ici de juger la légitimité. Il y a la petite dizaine de conventions et chartes du Conseil de l'Europe (charte des langues régionales etc.) qui tendent, derrière des apparences généreuses, à promouvoir une nouvelle carte politique de l'Europe dont ont disparu les frontières actuelles, à partir de fondements communautaristes ethniques et/ou linguistiques, bien analysés par l'historien Pierre Hillard. De même, le Comité des régions de l'UE créé par le Traité de Maästricht trouve sa raison d'être dans cette logique régionaliste favorisant l'éclatement des constructions politiques que sont les Etats-nations, et dont la France est l'archétype. Bientôt d'ailleurs, les fonds structurels européens devraient être directement distribués et gérés par ces "régions"... Citons enfin l'exemple de la Charte des droits fondamentaux bientôt contraignante, qui ouvre la porte des tribunaux à toutes les revendications communautaires, balayant la philosophie des droits et libertés fondamentaux conquis depuis la Révolution. Comme le rappelle Alain Finkielkraut « c'est contre le pouvoir des tribus que s'est constituée la pensée des droits de l'homme » (Le Monde, 25 octobre 1989)
Pour n'avoir pas compris que ce détricotage prendrait du temps, singulièrement en France mais pas seulement, les promoteurs du premier traité constitutionnel prirent une sévère déculottée le 29 mai 2005. Ils avaient eu l'imprudence et la naïveté d'afficher la couleur en l'intitulant sans ambiguïté "Constitution pour l'Europe" et en prévoyant des "lois européennes", un "Ministre des affaires étrangères de l'Union", la consécration d'un "hymne européen", d'une "devise européenne", d'un "drapeau européen", d'une "journée de l'Europe", en somme tout l'apparat sémantique de l'Etat, en l'occurrence du super-Etat. Le Président de la République de l'époque ayant eu le bon sens de le soumettre directement au peuple par référendum, l'affaire était pliée : les Français n'ont évidemment rien contre l'Europe, mais ils refusent l'obstination supranationale qui s'est accélérée depuis quinze ans, et menant à un Etat continental qu'ils ne reconnaissent pas.
Aidé de ses Vingt-six alter egos, son génial successeur à l'Elysée sauva la Constitution européenne en juin 2007, toilettant ce traité de toute cette sémantique constitutionnelle trop franche, pour mieux en conserver la substance, avant de le faire voter bientôt par une majorité de parlementaires qui lui doivent bien ça.
Une "bombe" ethnolinguisitique sous le sol européen
Entre temps, la Belgique en tant que telle n'existera peut-être plus et les dirigeants du reste de l'Europe n'y auront vu aucun avertissement quant à la pertinence de l'orientation fédérale européenne actuelle. A moins que plusieurs gouvernements particulièrement concernés n'y voient à plus court terme le risque d'un effet domino : après la scission de la Flandre, celle de la Catalogne ? de la Corse ? du Pays Basque ? de l'Italie du nord ? de l'Ecosse ?
Jean-Yves Camus, chercheur associé à l'IRIS, rappelle que l'Europe de l'Est est également touchée par les phénomènes séparatistes et pointe du doigt avec inquiétude la question du futur statut du Kosovo qu'il qualifie de "bombe placée sous le pied de l'Union européenne" - des Etats-membres plus précisément - dans la mesure où "si indépendance il y a, cela reviendrait à avaliser, là encore, l'idée selon laquelle, des Etats peuvent faire scission sur des bases purement ethnolinguistiques".
C'est donc la fin de la conception française de l'Etat-nation, qui réunissait des citoyens égaux en droit et devant la loi sans distinction autour de la res publica, ce vouloir-vivre ensemble qui surplombait les particularismes relevant de la sphère privée. Il n'y avait pas de minorités ethniques (pas plus que religieuses, régionales ou fondées sur l'orientation sexuelle) dans une nation comme la France qui n'est pas fondée sur la race. Mais "l'ethnicisme est un racisme", nous rappelle Alfred Grosser (Le Figaro, 13 septembre 2000). Et c'est ici, que les raisons qui conduisent à pousser à l'éclatement des Etats-nations en Europe deviennent troubles...pour ne pas dire suspectes.
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06.04.2007
Rupture avec l'Union Européenne, pourquoi ?
L'Union européenne : un bilan catastrophique pour les peuples européens !
Etudiant, je suis directement touché par les récentes mesures (rapport Hetzel, reforme Goulard) visant à réduire le coût de l'éducation, casser les diplômes nationaux reconnus, et nous livrer en pâture aux entreprises ("2 jours en cours, 3 jours en entreprises" rapport Hetzel), tout cela pour respecter le fameux pacte de stabilité et "rechercher une meilleur compétitivité de système européen d'enseignement supérieur" (Déclaration de Bologne). "L'Education est le premier budget en France", et alors?!! L'éducation est une richesse en soi, elle ne doit pas faire les frais de restrictions budgétaire dictées par l'Europe de Maastricht! Comment proposer (imposer) la bivalence (enseignement de 2 matières), de nouvelles suppressions de postes alors que certains enseignants sont déjà débordés! ... sans parler des frais d'inscriptions en constante hausse pour nous étudiants (dois-je mentionner les milliers d'étudiantes contraintes à la prostitution pour financer leur études?!!).
Les conséquences de la politique menée par l'Union européenne actuellement sont visibles dans bien d'autres domaines comme la santé: ouverture des hôpitaux à la concurrence (patients = clients?!!), manque de personnel notamment dans les services d'urgences, les services publics: fermeture des postes, des écoles communales, l'emploi : suppressions, délocalisations, augmentation des emplois précaires, des travailleurs pauvres (7 millions actuellement), le logement: destruction de 250.000 HLM en 10 ans (plan Borloo), vente d'1% du parc HLM français à la propriété, ...
L'UE : véritable dictocratie !
Mais, me direz vous, ce bilan n'est que le fruit d'une volonté gouvernementale nationale. C'est faux! Les gouvernements nationaux ne sont que de vulgaires cabots réduits au silence par l'Europe de Maastricht ! Dans notre formidable régime "démocratique", c'est la Commission européenne, qui n'est même pas élue par le peuple qui fixe les règles (et elles sont claires, cf. ci-dessus). Citons l'exemple espagnol du 29 novembre dernier : le 25 avril de l'année dernière, l'UE approuvait l'acquisition de contrôle d'Endesa (société espagnole) par E.ON (entreprise allemande); intervention de Zapatero pour fixer des conditions; et à la Commission européenne de répliquer le 29 novembre: "la Commission estime que ces nouvelles conditions enfreignent les règles du traité CE relatif à la libre circulation des capitaux (...) la Commission a compétence exclusive pour apprécier l'incidence concurrentielle des concentrations de dimension communautaire. Les Etats membres ne peuvent appliquer leur législation nationale en matière de concurrence à ces opérations".
Les gouvernements n'ont plus autorité sur leurs territoires! Pire la Commission européenne, le pouvoir exécutif de l'UE, est aux mains de pantins dirigés par les grandes entreprises (liens étroits entre Barroso, président de la Commission européenne et le groupe Latsis, avantages financiers accordés a celui-ci sur divers contrats).
On le voit, l'Europe de Maastricht est une véritable dictocratie à l'américaine qui empêche toute initiative nationale. Croire à une "Europe plus sociale", comme on l'entende souvent, avec Bruxelles c'est fermer les yeux sur ces faits. Comment se fait-il que quelques puissants nous imposent leurs lois?! Comment se fait-il que le non à la Constitution européenne, qui l'a emporté à 55%, soit considéré comme un non nationaliste et égoïste, un non sanctionnant le gouvernement alors en place, un frein, alors qu'il est au contraire la manifestation d'une volonté de construction d'une Europe fondamentalement différente, une Europe des peuples libres et fraternels ! Je rêve d'une Europe dans laquelle il ne serait pas imaginable que plusieurs milliers d'hommes et de femmes soient sans domiciles alors que quelques privilégiés, gros actionnaires du Cac 40 par exemple (100 milliards de bénéfices pour 2006 soit presque la moitié du budget annuel français) enregistrent des profits record.
C'est sans honte que j'affirme ma volonté de rompre avec l'Europe de Maastricht ! Puisse cet article ouvrir la discussion et permettre une prise de conscience.
Dominique Besson, ReSPUBLICA
23:35 Publié dans Souveraineté Nationale et Populaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union européenne, maastricht, bruxelles


