29/05/2009

Le 7 juin, donnons un sens à notre NON du 29 mai 2005 !

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APPEL AUX ELECTEURS DU NON POUR UN VOTE UTILE LE 7 JUIN


Françaises, Français, le 7 juin, avec Debout la République, donnez un sens à votre « NON » du 29 mai 2005


Il y a quatre ans jour pour jour, le 29 mai 2005, 16 millions de Français (55% des électeurs) rejetaient massivement par référendum le projet de Constitution européenne. Cela n’a pas plu aux élites politiques qui ont décidé de faire comme si de rien n’était.


Le 4 février 2008, l’UMP, le PS, le MoDem et les Verts approuvaient au Parlement le traité de Lisbonne, pourtant copie conforme de ce projet rejeté par le peuple.


Debout la République n’a pas oublié ce coup de force, véritable trahison démocratique.


A quelques jours du scrutin européen, le rassemblement gaulliste fondé par Nicolas Dupont-Aignan lance un appel aux électeurs du « NON » :


L’élection européenne est l’occasion unique de « reprendre le pouvoir » et de désavouer les partisans du « OUI », qui ont volé votre victoire en 2005 et font tout en 2009 pour empêcher le débat.


Bras-dessus bras-dessous au Parlement de Strasbourg, ils ont voté ensemble 97% des textes. Ils poussent aujourd’hui l’hypocrisie jusqu’à faire mine de se combattre et à se lamenter sur la probable abstention massive, alors qu’ils la nourrissent.


Ne vous laissez pas rouler une seconde fois dans leur farine !


Dimanche 7 juin :


- L’abstention fera le jeu du « OUI ».

- Donnez un sens à votre « NON » de 2005.

- Votez pour une France libre et une Europe utile.

- Votez pour les listes gaullistes Debout la République.

28/05/2009

Nicolas Dupont-Aignan face à l'UMP, le PS et le Modem : un débat à voir et à faire voir !


La chaîne Public-Sénat organisait il y a une dizaine de jours un débat sur l'Europe en présence de Nicolas Dupont-Aignan et des têtes de liste UMP-PS-Modem pour la grande région Nord-Ouest. Un débat où le président de Debout la République n'a pas manqué, une nouvelle fois, de renvoyer ces trois grands partis à leurs contradictions.

Un salutaire débat entre deux visions de l'Europe que TF1, France 2 ou France 3 ne manqueront évidemment pas... d'éviter. Raison pour laquelle je ne peux que vivement vous inviter à la diffuser autour de vous !


19/05/2009

"Le petit livre mauve", à lire et à faire lire sans modération !

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Dans la perspective des élections européennes du 7 juin, Nicolas Dupont-Aignan vient de publier "Le petit livre mauve", "l'abécédaire de l’Europe qui marche sur la tête… et qu’il faut remettre sur ses deux jambes !"

Edité par Inlibroveritas, une maison d'édition "équitable", ce livre se veut accessible au plus grand nombre, tant par son contenu que par son prix (à peine deux euros) et sa consultation totalement libre et gratuite sur Internet.


« E comme euro », « K comme Kafka », « M comme malbouffe », « R comme référendum », « T comme Turquie », « V comme vin rosé », « X comme X-files », « Z comme zéro », le petit livre mauve entend offrir à tous ceux qui le liront toutes les clés importantes à la compréhension des faits et enjeux liés à ces élections européennes. Dans l'ambition de contribuer à l'émergement d'un véritable débat sur l'Europe, refusé par les partis dominants qui veulent faire oublier leur accablant bilan pour mieux faire avaler leurs belles paroles du jour. Dans l'ambition de voir ces élections européennes se transformer en sursaut civique salvateur.

Plus qu'un abécédaire dénonciateur, "Le petit livre mauve" se veut aussi force de propositions et publie aussi un projet de traité européen alternatif.



20/04/2009

Dépeçage industriel à Florange avec la bénédiction de la Commission de Bruxelles

arton49-91af9.jpgPar Nicolas Dupont-Aignan

Le vendredi 17 avril


J'étais ce matin à Florange sur le site sidérurgique d'Arcelor/Mittal qui vient de décider de fermer pour une période indéterminée les hauts-fourneaux.

J'ai pu rencontrer les représentants syndicaux qui, comme tous les salariés, sont inquiets. Cette fermeture est-elle temporaire comme veut le faire croire le groupe, où s'agit-il de la liquidation après Gandrange d'un fleuron de la sidérurgie française ?

Après les promesses non tenues du Président de la République qui était venu, souvenons nous en, sur place dire aux ouvriers « comme voyage de noces on fait mieux, je suis là car je ne vous oublierai jamais », on comprend leur écœurement. Toute parole publique est décrédibilisée car même le chef de l'Etat s'est révélé impuissant face au roi de l'acier Mr Mittal.

Quand on étudie le dossier, on est d'autant plus scandalisé que la filière sidérurgique de Lorraine est l'une des plus performante au monde pour les aciers les plus élaborés. En vérité, comme je l'avais dit dans l'indifférence générale à l'époque de l'OPA de Mittal sur Arcelor, la France, par naïveté, a laissé Mittal s'emparer d'une société renflouée avec les fonds publics qui bénéficiait de savoir-faire inégalés. Mittal a pillé ces savoir-faire et maintenant jette comme un kleenex les sites et les hommes qui les mettent en œuvre.

A l'époque, quand je demandais le blocage de l'OPA, le gouvernement m'expliquait que l'on ne pouvait rien faire car l'Union européenne nous aurait accusés de patriotisme économique excessif et nous aurions été condamnés par la Cour de Justice.

On entendait aussi à Bruxelles des commissaires expliquer que l'UE « n'a pas besoin de champions nationaux ni de champions européens, mais de groupes mondiaux présents en Europe » ! Nous avons sous les yeux le sens concret de ce que signifient ces politiques criminelles.

Le cas Mittal en est, à cet égard, emblématique : la multinationale indienne, après avoir fait main basse sur notre recherche / développement sidérurgique et tué un concurrent de taille, sacrifie les sites européens pour se redéployer vers d'autres contrées ou vers d'autres secteurs d'activités plus rentables.

L'Allemagne a été moins naïve en protégeant son industrie sidérurgique car elle avait compris que sa filière automobile a besoin de producteurs d'acier allemands.

Si le gouvernement laisse fermer définitivement les hauts-fourneaux de Florange, ce sont les 10 000 emplois de la filière en Lorraine qui disparaîtront à brève échéance. Ce serait criminel pour ce bassin industriel déjà exsangue d'emplois et qui ne pourra pas éternellement compter sur ceux qui sont offerts à Luxembourg, crise financière oblige.

Raison de plus pour défendre une autre politique industrielle à la fois nationale et européenne : - un protectionnisme raisonnable aux frontières de l'Europe, - des investissements massifs dans les filières de haute technologie, - un contrôle des OPA et la création de champions nationaux ou européens.

L'effort à fournir est considérable mais la France en est capable. Encore faut-il que ses dirigeants en aient la volonté ! Si Christine Lagarde s'était elle aussi rendue ce matin à Florange, elle aurait pu se rendre compte de la réalité de la situation... et au moins secouer son Cabinet ministériel pour qu'il réponde à une lettre envoyée par les élus locaux de Florange, restée sans réponse depuis plus d'un mois et demi.

26/03/2009

Campagne des européennes : DLR est entré dans le vif du sujet

arton9-6d955.jpgAvec le départ de ses caravanes, DLR lance sa campagne de terrain

Les Parisiens et les touristes qui se promenaient du côté de l’Esplanade des Invalides en ce mardi 24 mars vers midi, se sont arrêtés pour contempler une scène inhabituelle : devant une nuée de journalistes, caméras et micros tendus, Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la République, a symboliquement tiré un coup de feu en l’air (avec un pistolet de starter) pour donner le signal de départ aux caravanes qui sillonneront les régions françaises à partir de maintenant et jusqu’au 7 juin prochain.

Les sept véhicules, conduits par des militants et à bord desquels ont pris place les différentes têtes de liste du rassemblement gaulliste et républicain, se sont ensuite éparpillés pour prendre la direction de la province et partir à la rencontre des Français. Nos candidats et nos militants iront au devant de nos compatriotes, « des grandes villes jusqu’aux villages les plus reculés » a insisté Nicolas Dupont-Aignan.


Michèle Vianes (pour le Sud-Est), Henri Temple (pour le Sud-Ouest), Jean Barrat (pour le Centre), Jean-Pierre Enjalbert (pour l’Ile-de-France), Christian Lechevalier (pour le Grand-Ouest), Jean-Pierre Gérard (pour le Grand Est) et Thierry Grégoire (pour le Nord-Ouest), ont en effet prévu de multiplier les kilomètres : chaque caravane effectuera plus de 80 étapes au cours des prochaines semaines…



Le site de campagne de DLR


http://www.europeennes2009.fr/

20/02/2009

"Debout la République" présente ses têtes de liste pour les européennes

3269518031_106c8b0a76.jpgNicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République (DLR), a lancé mardi à Paris sa campagne pour "une autre Europe", en présentant ses têtes de listes dans les sept circonscriptions métropolitaines pour le scrutin du 7 juin.

"L’Europe est profondément malade. Les Européens paient extrêmement cher - chômage, misère - les erreurs politiques et économiques des dirigeants européens de droite comme de gauche", qui "continuent la même politique depuis 20 ans", a déclaré devant la presse le député de l’Essonne (ex-UMP).

"L’élection du 7 juin prochain sera donc une occasion historique de ne plus se laisser faire, et d’inventer une autre Europe", a-t-il ajouté.

Il sera numéro deux de la liste DLR en Ile-de-France, avec Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit, en numéro un.

Parmi les binômes qui conduiront les listes DLR, figurent des adhérents de DLR mais aussi des nouveaux venus comme Christine Tasin. Cette militante au MRC de Jean-Pierre Chevènement, qui prône "une union des républicains des deux rives", sera numéro deux de la liste dans l’Ouest.

Entre les "euro-béats" que sont à ses yeux l’UMP, le PS, le MoDem et les Verts, et les "euro-ronchons" incarnés par les extrêmes, DLR propose aux Français le choix d’"une autre Europe, qui les respecte", a affirmé le maire de Yerres (Essonne).

Les candidats DLR feront notamment campagne pour un "protectionnisme européen intelligent", et proposent de "supprimer la Commission de Bruxelles, pour inventer une Europe autour d’agences de coopération, sur le modèle de l’agence spatiale européenne, pour tous les grands projets du XXIème siècle", a déclaré M. Dupont-Aignan.

Le député, qui n’a pas voulu faire des listes communes avec le MPF, s’est démarqué de Philippe de Villiers. "On ne peut pas à la fois critiquer la politique européenne du président de la République, et de l’autre le soutenir", a-t-il dit.

DLR, qui revendique 10.000 adhérents, financera sa campagne sans emprunts bancaires, grâce notamment à une souscription sur internet ("5 euros pour changer d’Europe"). "5 ou 600.000 euros nous manquent encore pour boucler le budget, mais nous sommes raisonnablement optimistes", a dit M. Dupont-Aignan.

 

AFP


Discours de Nicolas DUPONT-AIGNAN

"L’Europe est profondément malade. Les européens paient de plus en plus cher dans leur vie quotidienne (chômage, misère), les erreurs, les fautes politiques et économiques de dirigeants de droite comme de gauche qui l’ont conduite dans l’impasse.

Et pourtant, ces mêmes dirigeants continuent en coulisse à agir comme si de rien n’était :
ils veulent imposer le traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne malgré trois référendums contraires,
ils ouvrent discrètement, mais sûrement, les uns après les autres les chapitres de négociations de l’adhésion de la Turquie,
ils détruisent pas à pas les services publics. Après l’énergie et les transports, ils veulent déréglementer maintenant le secteur de la santé,
ils défendent bec et ongles le libre échange déloyal qui nourrit le dumping social et environnemental,
ils intègrent à marche forcée notre défense dans celle de l’OTAN.

Les élections européennes du 7 juin prochain constituent donc une occasion historique pour les Français et les Européens de ne plus se laisser faire, de désavouer cette mauvaise politique et d’en proposer une autre.

Comment les Français pourraient-ils avoir envie de voter pour les listes de l’UMP, du PS, du MODEM ou des Verts qui ont signé depuis 20 ans tous les traités et sont donc responsables de l’échec actuel ?

Soudain les discours de ces partis politiques changent. Ils découvrent que leur Europe ne marche pas et prétendent vouloir la réformer mais, au même moment, ils veulent imposer le traité de Lisbonne qui grave dans le marbre ses dérives.

Ils me font penser aux loups qui se déguisent en grand-mère ! L’électeur français ne doit pas se laisser abuser par ce double langage, cette manipulation électorale et devenir le petit Chaperon Rouge de l’élection européenne.

Mais comment les Français, qui savent désormais que l’Union européenne ne fonctionne pas, pourraient-ils avoir aussi envie de voter pour les éternels « euro-ronchons ». Ils en ont assez des lamentations, ils veulent des solutions.

En 2005, les 16 millions de Français qui ont voté NON n’ont pas tous, loin s’en faut, voté contre l’idée européenne mais contre l’Union européenne d’aujourd’hui qui leur fait tant de mal. Ils en veulent une autre, tout simplement.

Voilà pourquoi Debout la République, qui s’est constitué en parti politique à part entière le 23 novembre dernier, a décidé de présenter des listes dans toutes les régions françaises.

Nous refusons le rafistolage hypocrite de ceux qui ont mené l’Europe dans une impasse.

Nous refusons le rejet de l’idée européenne des extrémistes sans solutions.

Nous voulons offrir aux Français enfin un vrai choix pour bâtir une Europe radicalement différente au service des Européens.

Une Europe qui les respecte !

Oui, une Europe qui respecte leur vote.

Une Europe qui respecte leurs emplois : ainsi pour sortir de la crise nous proposerons le protectionnisme européen intelligent capable de rétablir la loyauté des échanges.

Une Europe qui respecte leur qualité de vie.

Une Europe qui respecte leur pays : nous proposerons un nouveau traité permettant la multiplication de coopérations à la carte sur le modèle de l’Agence spatiale européenne. Cela permettra de supprimer la Commission de Bruxelles, l’Union européenne cessant de se mêler de tout dans la vie des peuples pour se concentrer sur les défis du XXIème siècle.

Pour défendre devant les Français ce projet nos listes seront portées par un rassemblement de femmes et d’hommes de conviction.


Région Ile de France :


Anne-Marie LE POURHIET et Nicolas DUPONT-AIGNAN


Région Est  (Alsace, Lorraine, Champagne Ardenne, Franche Comté, Bourgogne) :


Jean-Pierre GERARD et Elisabeth LAITHIER


Région Nord Ouest (Basse Normandie, Haute Normandie, Nord Pas de Calais, Picardie) :


Thierry GREGOIRE et  Brigitte BRIERE


Région Ouest (Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charentes) :


Christian LECHEVALIER et Christine TASIN


Région Sud Ouest (Aquitaine, Languedoc Roussillon, Midi Pyrénées) :


Henri TEMPLE et Christiane BRUNEAU


Région Sud Est (Rhône Alpes, PACA, Corse) :


Michèle VIANES et Thierry GIORGIO


Région Massif Central Centre (Auvergne, Centre, Limousin) :


Jean BARRAT et Catherine de METZ


Ces hommes et femmes d’origines politiques différentes ont prouvé par leur vie professionnelle comme par leur engagement, la constance de leur analyse, la lucidité de leur jugement, leur désintéressement, leur volonté de changer les choses.

Ils feront honneur à notre vision gaulliste et républicaine de la France. Ils défendront à Strasbourg un projet sérieux et ambitieux. Ils seront la surprise du 7 juin."


 

> La présentation des têtes de liste (en PDF)

05/02/2009

Nicolas Sarkozy, fossoyeur de la politique d’indépendance nationale du général de Gaulle

Drapeau_europe_usa_Alex_Falco_Chang.jpgAprès avoir liquidé dans le dos des Français le référendum du 29 mai 2005, qui avait rejeté un traité affirmant pour la première fois une compatibilité totale entre la défense européenne naissante et l'OTAN, Nicolas Sarkozy tombe le masque en réalisant - selon le quotidien Le Monde daté du 5 février - la réincorporation unilatérale de la France dans le commandement militaire intégré de l'Alliance atlantique.

La preuve est ainsi faite que le renforcement, l'année dernière, de nos troupes en Afghanistan et leur incorporation dans les unités combattantes de la coalition internationale (contrairement aux promesses d'entre-deux-tours faites par le candidat Sarkozy aux Français), étaient bel et bien des gages d'alignement donnés aux Etats-Unis, en grande difficulté sur place à cause de leur propre aveuglement stratégique et politique.

Nicolas Sarkozy devra assumer devant l'histoire le rôle de fossoyeur d'un symbole fort de l'identité française : la politique d'indépendance nationale instaurée par le général de Gaulle il y a plus d'un demi siècle. Même François Mitterrand, adversaire personnel du Général et président socialiste issu d'un parti très atlantiste, n'avait pas osé remette en cause cet élément majeur du consensus national !

Quant aux raisons et aux soi-disant contreparties censées justifier cette honteuse politique d'alignement, elles paraissent bien faibles, pour ne pas dire virtuelles :

- La France ne sera pas plus forte face aux Etats-Unis et à ses partenaires européens en étant à l'intérieur de l'OTAN plutôt qu'en dehors. Au contraire, comme le soulignait Charles de Gaulle et comme aurait dû s'en souvenir Nicolas Sarkozy : « La politique la plus coûteuse, la plus ruineuse, c'est d'être petit ... » ;

- Notre pays n'a à cet égard obtenu pour prix de sa soumission que deux petits commandements sans intérêt réel, de l'aveu même des spécialistes ;

- Cette réintégration va coûter très cher aux finances publiques, qui devront assumer l'entretien d'un millier de cadres de l'armée dans les structures otaniennes ;

- La promesse d'un soutien des Etats-Unis à la mise sur pied d'une Europe de la Défense, dont le bien-fondé peut être discutable selon la forme qu'elle prend, n'est qu'une vague promesse, qui n'engage que ceux qui veulent y croire ;

- L'invocation de valeurs communes à la France et aux Etats-Unis pour justifier cet alignement laisse beaucoup d'incertitude et d'inquiétude : de quelle Amérique s'agit-il, celle de l'invasion de l'Irak, de la provocation délibérée de la Russie lors de la crise géorgienne, de la mise au pas des pays d'Amérique latine qui rejettent la mainmise des « Gringos » sur leurs richesses et leur gouvernement ?

Cette réintégration française dans l'OTAN, gratuite, contreproductive pour les intérêts français et contraire au vœu majoritaire de nos concitoyens, est une faute historique d'une gravité incalculable qui fera rentrer la France dans le rang du bloc occidentaliste, ruinera son crédit et son aura auprès des nations libres et dévalorisera sa dignité.


Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l'Essonne
Président du rassemblement gaulliste et républicain
Debout la République

11/10/2008

L'urgence de la relance économique

photo_1223364659197-2-original.jpgPar Nicolas Dupont-Aignan

L’intervention massive et tous azimuts des Etats pour contenir la crise financière et boursière serait utile si elle s’accompagnait d’une politique de relance. Les propos martiaux et le déversement de milliards d’euros ne peuvent en effet suffire en l’état.

Car comment ne pas se rendre à l’évidence ? N’assiste-t-on pas à la décomposition d’un système promis à l’autodestruction par sa propre démence ? Peut-on vraiment sauver l’économie mondiale en se contentant d’écoper l’eau du navire sans boucher les trous dans la coque ?

Je ne le crois pas. Je crois au contraire qu’il est urgent de changer le système sans quoi nous risquons de courir à la ruine ! Et plutôt que d’attendre de les 27 pays d’Europe (ou le G8, ou les 192 nations membres de l’ONU) se mettent d’accord sur un nouveau mode de régulation et d’échanges, je suis persuadé que nous devons agir tout de suite au niveau où nous pouvons le faire, c'est-à-dire dans chaque pays. Cela n’implique pas, bien sûr, de renoncer à toute coordination internationale (européenne et mondiale), mais simplement d’inverser les priorités pour agir avec une réelle efficacité.

C’est tout le sens des 21 propositions que DLR a lancées dès le 1er octobre (http://www.debout-la-republique.fr/IMG/pdf/CRISE_FINANCIERE_VERSION_FINALE.pdf), complétées il y a deux jours par l’idée de faire de la Banque postale, en mettant à sa disposition l’argent de la Caisse des Dépôts et Consignations, le bras armé de l’Etat pour qu’il engage, enfin, la nécessaire politique massive de relance vers les PME et les particuliers.

Mais rien n’y fait, le débat public sur la sortie de crise ne décolle pas… Les échanges, quasi inaudibles, qui ont eu lieu mercredi dernier à l’Assemblée nationale à ce sujet l’ont démontré de manière consternante. Tout semble emporté par le tsunami des mauvaises nouvelles boursières et maintenant économiques (déconfiture croissante de l’immobilier, des compagnies d’assurance, de la production industrielle,…).

Dans cet espace public saturé de peur et de fureur, l’action des gouvernements - pourtant dramatiquement partielle et insuffisante - continue de focaliser toutes les attentions !

C’est pourquoi j’ai aperçu avec espoir l’entretien remarquable donné aujourd’hui au quotidien Le Monde par Jean-Pierre Petit, chef économiste chez Exane-BNP-Paribas, qui préconise clairement une massive politique de relance étatique. Evidemment, pour être efficace, une telle politique impliquerait la révision profonde de bien des dogmes, aussi bien en matière de concurrence, de monnaie que de libre échange. Bref, elle tendrait vers la transformation du système capitaliste actuel et du grand retour au cœur de l’économie des Etats-nations qui coopèrent entre eux, ainsi qu’il en a toujours été depuis le décollage de l’industrie et, plus proche de nous, durant les Trente Glorieuses.

Une raison d’espérer qui est bonne à prendre en ces temps difficiles…

Le blog de NDA

27/03/2008

Echec des municipales : la rupture gaulliste, républicaine et sociale, plus que jamais d’actualité

603380387.gifMunicipales : le triple désaveu

Texte publié dans la rubrique « opinions » du magazine Marianne du 22 mars 2008

N’en déplaise à ceux qui veulent nier l’évidence, les élections municipales sont une claque pour le président de la République et pour l’UMP.

Le coup de balancier vers la gauche a d’ailleurs épargné tous les candidats de droite qui avaient été critiques à l’égard du comportement et de la politique présidentiels.

En restant à la maison, les électeurs de Nicolas SARKOZY de mai 2007, notamment l’électorat populaire, n’ont pas – comme on veut le faire croire aujourd’hui – manifesté une impatience sur le rythme des réformes.

Contresens total qui, s’il conduisait à accélérer droit dans le mur, provoquerait de graves désordres sociaux.

Il s’agit en fait d’un triple désaveu.

- Désaveu du style présidentiel, tout d’abord. Ce qui devait arriver est arrivé. Nicolas SARKOZY, à force de s’agiter en tous sens, de résumer sa fonction à des coups de showbiz, de se complaire dans l’argent et l’étalage de son ego, a choqué et déçu la France réelle. En ne parvenant pas à endosser les habits présidentiels, il sème une profonde inquiétude dans le pays.

- Désaveu de l’ouverture. La soi-disant idée géniale finit logiquement en véritable fiasco. Le débauchage des KOUCHNER, BESSON et autres, n’a pas apporté une voix. L’électorat traditionnel de la droite a été oublié. Simple succursale de l’Elysée dirigée par un collaborateur du président, l’UMP est maintenue dans un état de léthargie totalement incompatible avec le rôle d’un parti majoritaire !

- Désaveu surtout de la politique menée car en vérité cette politique n’a rien à voir avec celle promise ou susurrée durant la campagne présidentielle. Les Français ont cru que Nicolas SARKOZY réussirait là où François MITTERAND et Jacques CHIRAC avaient échoué. Mais une fois élu, le volontarisme politique anti-pensée unique, inspiré par Henri GUAINO, a laissé la place au conformisme libéral, atlantiste et européiste.

Le traité de Lisbonne a été ratifié dans le dos du peuple, au plus total mépris des aspirations de justice sociale et de liberté démocratique exprimées lors du référendum de 2005, l’euro flambe sans susciter de réaction présidentielle sérieuse, les délocalisations se multiplient, les poches des Français se vident et la grogne sociale s’amplifie.

La question est simple aujourd’hui : le Président peut-il changer d’attitude ? Le Gouvernement peut-il changer de politique ? En toute probabilité, soyons francs, cela relèverait du miracle… Aussi, seule la pression d’une offre politique vraiment alternative peut faire évoluer le système. Il ne s’agit pas, fondamentalement, d’être un peu plus au centre, comme le préconisent certains, ou un peu plus à droite ou à gauche, comme le disent quelques autres.

Il faut en réalité mettre en œuvre une autre politique économique et sociale, qui protège davantage notre tissu industriel et nos emplois, réduise les inégalités criantes d’aujourd’hui au lieu de les exacerber et valorise nos atouts pour renouer avec la croissance. Bien entendu, cela implique de briser le tabou de la pensée unique européenne et de refonder la construction de l’Europe sur des bases enfin assainies. Dans le chaos libéral mondial qui se développe sous nos pieds, l’Europe peut renaître si le peuple français a le courage d’aller au bout de sa logique de mai 2005, remettant en cause les carcans de la Banque centrale européenne, de la Commission toute-puissante de Bruxelles et du gouvernement des juges de la Cour européenne de Justice. Avec un baril de brut à 110 $, un euro à plus d’1,6 $ (bientôt 1,7 ?), un déficit commercial et un chômage de masse structurellement grandissants, l’heure de vérité approche inexorablement.

L’alternative sera simple : ce sera la rue ou la rupture européenne. Les élections au Parlement européen de 2009 seront, à cet égard, déterminantes… Tous les gaullistes, les républicains, les forces politiques indépendantes des appareils et lucides quant à la situation, devraient s’unir pour percer dans les urnes et porter ce nouveau message d’espérance.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député DLR de l’Essonne Président de Debout la République

29/09/2007

Hélas pour le français !

aae26c8ca617d4f4f1232a96458d170a.jpegL’Assemblée Nationale vient de ratifier à main levée le fameux protocole de Londres supprimant l’obligation de traduction en Français des brevets s’appliquant dans notre pays.

Pour la première fois depuis Villers-Cotterêts sous François Ier, des textes en langues étrangères pourront faire foi dans l’enceinte de nos tribunaux ! Ce véritable coup de poignard asséné dans le dos de la langue française a été porté avec une parfaite inconscience par une petite majorité de Députés obéissant aux ordres de l’UMP et du PS.

Dans chaque parti cependant, des voix libres ont souligné la gravité et l’absurdité de cet accord. De Pascal Clément, à l’UMP, à Michel Vauzelle, au PS, en passant bien sûr par les communistes ou les gaullistes, la résistance s’est organisée. Mais le poids des deux principaux groupes l’a finalement emporté.

C’est la revanche des milieux d’affaires, après sept ans d’attente, puisque la ratification avait été bloquée par le Président Chirac grâce à la mobilisation des scientifiques, des universitaires, de l’Académie Française et de personnalités politiques de tous bords. Il était stupéfiant hier après-midi de voir à quel point les mots d’ordre des grands groupes français, qui déposent beaucoup de brevets et ne veulent plus les traduire en français par souci d’économies de bouts de chandelles, étaient entonnés en chœur, avec cynisme ou naïveté, par les apparatchiks des partis de gouvernement.

Les débats de cet après-midi ont jeté une lumière crue sur «l’ouverture sarkozienne» : une complicité totale entre la gauche néolibérale et la droite à la sauce Medef. Messieurs Jouyet et Novelli, main dans la main sur les bancs du Gouvernement. Messieurs Lequiller et Moscovici, main dans la main sur les bancs des Députés. Leur argumentation est habile, alternant menace et appel à la «modernité» : pour réussir dans la mondialisation, il faut s’y fondre, s’y soumettre, la devancer en la singeant dans ses aspects mêmes les plus injustes et les plus étrangers à nos propres valeurs, à commencer par la diversité linguistique et culturelle.

Que vaut alors l’égalité du citoyen devant la langue, c'est-à-dire devant la loi ? Plus grand-chose manifestement, puisque nos législateurs ont implicitement accepté que l’anglais devienne la principale langue des affaires dans notre pays ! «Nul n’est censé ignorer la loi», alors tous à l’anglais et au trot ! D’ailleurs, c’est ce qu’affirme donc dans son dernier livre, toute honte bue, le ministre des Affaires étrangères lui-même : «Après tout, même riche d’incomparables potentiels, la langue française n’est pas indispensable : le monde a bien vécu avant elle. Si elle devait céder la place, ce serait précisément à des langues mieux adaptées aux besoins réels et immédiats de ceux qui la délaisseraient».

Quant à nos intérêts économiques, ils sont de même sacrifiés. En effet, ainsi que j’ai fait valoir avec Jacques Myard, Jean-Pierre Brard, Pascal Clément ou Michel Vauzelle, les économies dérisoires bientôt réalisées par quelques multinationales auront pour contrepartie un transfert de charge démultiplié sur le dos des PME qui, pour connaître l’état des brevets, devront désormais payer elles-mêmes les frais de traduction en français. A moins que l’insécurité juridique créée par ce protocole ne les dissuade purement et simplement d’innover. D’autant que les multinationales anglo-saxonnes et japonaises vont pouvoir beaucoup plus facilement saturer le marché européen de leurs dizaines de milliers de brevets, dont la raison d’être même est bien souvent, selon leur tradition, d’étouffer toute concurrence.

Fatalement, en faisant sauter le verrou de l’obligation de traduction ce protocole va accélérer le déclin du français et ridiculiser notre pays au sein de la Francophonie.

Lors de mon intervention à la tribune, je voyais les visages de bon nombre de mes collègues qui savaient que nous disions vrai mais ne s’apprêtaient pas moins à commettre l’irréparable.

Car, comme toujours dans ce genre de circonstances, les avocats du renoncement expliquent habilement aux indécis qu’il vaut mieux un mauvais compromis qu’une résistance par nature risquée. De compromis en compromis, de lâcheté en lâcheté, d’abandon en abandon, que l’on ne s’étonne plus alors de voir notre pays perdre la volonté de se battre, lui qui assiste impuissant à l’affligeante capitulation de ses élites.

Avec beaucoup de dignité, celle des convictions sincères et du refus de la soumission aux fausses fatalités, les opposants au Protocole de Londres ont exprimé, chacun avec leurs mots, un appel vibrant à la liberté de la France.

Curieux et triste spectacle hier soir d’une Assemblée Nationale au 9/10ème vide qui a soigneusement évité la tenue d’un scrutin public. Une telle procédure aurait obligé à l’individualisation des votes ce qui n’aurait sans doute pas aidé à la ratification honteuse de ce traité !

Il ne faut cependant pas céder au doute (« ce cancer de l’âme » disait de Gaulle), mais au contraire garder espoir que les Français finiront par mesurer combien ils sont été trahis et se relèveront comme ils l’ont toujours fait au cours de leur histoire. Nous devons donc tenir bon et travailler au redressement ! Même si parfois il est dur de vivre de tels moments.

Nicolas Dupont-Aignan