18/05/2008

Pétition pour le maintien du 8 mai


Pétition à l'initiative de l'Union du Peuple Français

Une simple brève dans la presse écrite nationale ; une dépêche lue à la radio, c'est ainsi que les français ont appris en ce début du mois de mai 2008 que François Fillon n'écartait pas l'idée avancée par le Premier ministre Luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, de faire du 9 mai, jour de la fête de l'Europe, un jour férié en remplacement du 8 mai.

Déjà en 1975, le président de la République, Valéry Giscard d'Estaing avait décidé de supprimer la commémoration de la victoire alliée du 8 mai au motif de la réconciliation franco-allemande dans le cadre de la relance de la construction européenne.

Cette volonté de supprimer le 8 mai participe d'une vision dévalorisante et mortifère de l’Histoire de France où certains souhaitent amputer la mémoire nationale pour faciliter une intégration dans une Europe fédérale, libérale et atlantiste.

Mais le devoir de mémoire ne peut se satisfaire d'une information sélective car les peuples qui ferment les yeux sur leur passé risquent fort d'être condamnés à le revivre en devenant aveugles devant le présent.

Au moment même où Nicolas Sarkozy a rendu hommage à "la vraie France", celle de la Résistance, ajoutant que la France, "elle n'était pas à Vichy, elle n'était pas dans la Collaboration", cette annonce constitue une véritable provocation.

Puisque l'idée d'un 9 mai férié en Europe, qui remplacerait le 8 mai, sera discutée au Parlement français, nous vous invitons à signer cette pétition pour le maintien d'un 8 mai férié et de ses commémorations nationales afin de démontrer à nos représentants l'attachement du peuple français à cette date anniversaire.

Diffusez et faites signer autour de vous cette pétition afin de leur rappeler que la commémoration de la victoire remportée par les armées françaises et alliées le 8 mai 1945, comme d'autres journées commémoratives telle que le 18 juin (anniversaire de l'appel du général de Gaulle depuis Londres) ou, surtout, le 11 novembre, rassemblent la population autour de grandes manifestations.

25/05/2007

L'Anti-République a bel et bien fait son entrée au gouvernement

741ec3148ad57ca0c9320be3079094d2.jpgVendredi dernier, le gouvernement Fillon était annoncé. Souvenons-nous, pendant toute la campagne Nicolas Sarkozy n'a cessé de prôner l'érection au pouvoir, une fois élu,  d'une "droite décomplexée" et de fustiger le gouvernement d'union nationale que voulait mettre en place François Bayrou, synonyme selon lui des pires malheurs ! Cependant, une fois élu, le voilà qu'il prôna soudainement l'érection d'un gouvernement de large ouverture, avec des personnalités du centre et de gauche. Geste sincère ? Certainement pas ! A la lecture du gouvernement, on s'aperçoit qu'il ne s'agit ni plus ni moins que d'un geste de communication, où les personnalités "de gauche" sont soit des simples faire-valoir (comme Hirsch), soit des affiliés idéologiques (Kouchner et Jouyet) ou soit des opportunistes (Besson). Ce n'est donc ni un gouvernement d'ouverture, ni un gouvernement d'union, puisque l'adhésion à ce gouvernement implique l'adhésion totale au projet présidentiel de Nicolas Sarkozy, projet anti-républicain d'ultra-droite.

Dans ce gouvernement, vous pourrez en reconnaître quelques révélateurs, avec notamment :

- Le casseur : François Fillon, Premier ministre. S'est fait connaître de 2002 à 2005 par ses projets de casse des retraites (réussi) et de l'Education nationale (semi-échec). Sa méthode de gouvernement est simple : faire semblant de discuter, pour passer pour un grand démocrate, avec les partenaires sociaux puis passer en force de manière radicalement autiste.

- La racaille : Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables. Ainsi est l'exigence morale du Président des gens honnêtes que de nommer un homme récemment condamné à un an d'inéligibilité et 14 mois de prison avec sursis pour son implication dans la mise au point d'emplois fictifs à la mairie de Paris ! On peut aussi se souvenir de ses projets néfastes de 1995 qui provoquèrent l'un des plus vastes mouvements sociaux du siècle dernier !

- La catholique intégriste : Christine Boutin,
ministre du Logement et de la Ville. Pour ceux qui ne la sauraient pas, la nouvelle ministre est marraine de l'association "La Trève de Dieu", qui organisait des commandos anti-IVG, et bénéficie d'un statut diplomatique de conseiller du Vatican. C'est elle qui brandissa, pendant le débat du Pacs, sa Bible dans l'hémicycle, en direction d'Elisabeth Guigou.C'est elle aussi qui était dernièrement invitée, le 4 mai 2006, au congrès des intégristes islamistes de l'UOIF, au Bourget, en compagnie notamment d'Hani Ramadan, le frère de Tarik, pour dénoncer les principes laïques de notre République.

- Le néolibéral atlantiste et mondialiste : Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes. Se prônant "socialiste", cette homme est en fait un de ces nombreux capitulards tombés dans le ravin néolibéral mondialiste et atlantiste, ennemi des peuples et des nations. Prônant le "devoir d'ingérence" (c'est-à-dire le droit pour les pays les plus puissants de s'ingérer dans les affaires des "petits" pays, en quelque sorte l'affirmation d'une loi des plus forts), il fut partisan (et l'est toujours !) de la guerre en Irak en 2003, qui s'avérera désastreuse en tout point de vue.

- L'incorruptible européiste oui-ouiste : Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes chargé des affaires européennes. Homme de "gauche", ancien directeur-adjoint de cabinet de Jacques Delors au temps où ce dernier était Président de la Commission européenne, il n'a eu de cesse depuis de se battre pour cette détestable Europe libérale que les français ont rejetés clairement le 29 mai 2005.

- L'opportuniste : Eric Besson, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques. Un cas vraiment mystérieux ! Il y a encore quelques mois, il rédigea pour le compte du PS un imposant pamphlet, très bien argumenté, contre Nicolas Sarkozy, où il était clairement détaillé la dangerosité de son projet. Aujourd'hui, il fait partie du gouvernement qui a pour objectif de mettre en place ces "inquiétantes ruptures" qu'il dénoncait tant ! Chapeau pour le brutal retournement de veste !

... Et bien d'autres encore !

Les choses sont donc claires : si les français veulent la liquidation des valeurs républicaines, l'abandon de l'indépendance nationale, et l'émergence d'une politique néolibéral et clérical au nouveau national, et atlantiste, néocoloniale et européiste au niveau international, qu'ils votent massivement aux législatives pour les candidats de l'UMP et assimilés ! Pour les français qui refusent de voir tomber leur pays et leur République dans le ravin, qu'ils votent radicalement contre ! C'est notre avenir à tous qui en dépend !

Thimèle, L'Action Républicaine