13/03/2009
Non au retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN ! (pétition)

Pétition à l'initiative de Debout la République
"La volonté qu’a la France de disposer d’elle-même est incompatible avec une organisation de défense où elle se trouve subordonnée" , affirmait très justement le Général de Gaulle.
Avec la décision solitaire du Président de la République de réintégrer le commandement militaire de l’OTAN, la France perd de sa liberté.
Elle met en effet un peu plus le doigt dans l’engrenage de guerres qui ne sont pas les siennes, comme en Afghanistan. Et elle abîme son image d’indépendance, si nécessaire dans un monde de plus en plus multipolaire où l’Europe doit faire entendre sa voix propre (souvenons-nous de la guerre en Irak).
Aucun des arguments avancés par le Gouvernement ne justifie une décision si lourde de conséquences :
On nous parle de « la fin de la menace soviétique » : au contraire, la disparition du Pacte de Varsovie permet la redéfinition de l’Alliance atlantique dans le sens d’une émancipation de la défense européenne ;
On nous dit aussi : « Mieux vaut être à l’intérieur pour peser sur les décisions » : dans les faits, les Etats-Unis restent les vrais maîtres de l’OTAN et ne concèdent à la France qu’un strapontin avec deux petits commandements ;
On nous promet enfin que cette décision « permettra de faire l’Europe de la défense » : tout au contraire, elle tue l’idée même de l’Europe de la défense puisque l’Union ne devient qu’une succursale de l’OTAN.
Se sachant minoritaire dans le pays comme au Parlement, le Président de la République n’ose pas le referendum. Pour étouffer le débat et tenir en otage sa majorité, il a engagé la responsabilité de son Gouvernement.
Seul un grand mouvement citoyen peut aujourd’hui inverser le cours des choses et c’est désormais aux Français de se faire entendre. C’est pourquoi nous appelons tous ceux qui souhaitent exprimer leur opposition au retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN à signer la pétition ci-dessous.
Nicolas Dupont-Aignan
Député de l'Essonne, Président de Debout la République
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25/11/2008
Européennes : l'"Union du Peuple Français" réitère son appel à l'union des républicains souverainistes
Motion d'orientation politique adoptée en Assemblée Générale de l'"Union du Peuple Français" (UPF) à Paris, le 22 novembre 2008
"L’UPF a été fondée afin de regrouper tous les militants gaullistes et républicains qui ne se reconnaissent ni dans l’actuelle majorité présidentielle issue de l’UMP et de ses affidés, ni dans le parti socialiste et ses alliés.
L’UPF se situe donc clairement dans l’opposition à Nicolas Sarkozy et représente une alternative globale au régime des partis de la pensée unique qui domine actuellement notre vie politique.
L’UPF réaffirme sa fidélité aux valeurs du gaullisme dont le projet politique se situe aux antipodes d'un socialisme archaïque, d'un étatisme bureaucratique et inefficace et d'un capitalisme dérégulé où règne la "concurrence libre et non-faussée" et rappelle qu'il n'y a pas de progrès économique sans justice sociale.
Sur ces bases là, l’UPF appelle au rassemblement le plus large de tous les militants partageant des analyses proches quels que soient leurs origines et leurs itinéraires politiques personnels.
Aujourd’hui, la France est à la croisée des chemins : soit elle continue de se dissoudre dans l’Europe libérale et mondialiste en renonçant à sa souveraineté, soit elle opte pour le sursaut indispensable au retour des valeurs de la République et de la grandeur de la France.
L’UPF défendra ces principes dans tous les scrutins à venir et notamment lors des prochaines élections européennes de juin 2009.
L’enjeu de ce scrutin est multiple : la défense de la souveraineté nationale de la France, notre refus de l'Europe suprationale actuelle, la promotion d’une France indépendante de l’OTAN, la réaffirmation des valeurs de la République ainsi que des nouvelles orientations économiques et sociales qui en découlent au regard de la crise économique et financière actuelle.
Comme elle le fait depuis plusieurs mois, l’UPF appelle donc tous les militants et tous les mouvements se réclamant de la souveraineté nationale à s’unir pour ces élections capitales. La responsabilité de chacun est immense. Aussi, ceux qui voudraient faire cavalier seul échoueront et porteront la responsabilité de cet échec."
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25/08/2008
Dix soldats morts en Afghanistan : le prix de l'aveuglement et de la perfidie sarkozyste
Dix soldats français sont tombés au champ d’honneur, le 18 août dernier en Afghanistan. La plupart étaient jeunes et peu aguerris. Nous partageons d'autant plus le chagrin de leurs familles que ces hommes ne sont morts, non pas pour la liberté, non pas pour leur patrie, mais pour la défense des intérêts économiques américains dans ce pays.
Ces hommes sont morts de la perfidie d'un Président qui a tenu à maintenir et à accentuer la présence militaire française en Afghanistan, alors qu'il avait promis totalement l'inverse durant la campagne présidentielle. Ces hommes sont morts de l'aveuglement d'un Président dont la politique étrangère et de défense est guidée par le seul souci de plaire à Washington, contre tout bon sens et contre le rôle traditionnel de la France dans le monde. Ainsi le Président avait-il cru bon d'envoyer il y a quelques mois 700 hommes supplémentaires dans ce pays, contre l'avis de l'état-major interarmes, contre celui de la majorité des Français. Tout cela contre l'intérêt même du peuple afghan.
Cette guerre qui est menée en Afghanistan depuis près de sept ans déjà montre en effet de jour en jour son dramatique échec. Tout simplement que parce que la présence militaire occidentale ne s'est jamais accompagné d'une véritable politique d'aide au développement de l'économie afghane, ni de réel soutien au combat contre l'obscurantisme musulman. Non, cette présence militaire n'a jamais servi que les intérêts américains à court terme, à savoir pétroliers. Dès lors, est arrivé ce qui devait arrivé : ce que les Afghans considèrent comme une occupation a nourri le nationalisme, mit le pays à feu et à sang - 76 civils encore tués ce vendredi par des frappes américaines - , et a donné un boulevard aux Talibans pour leur retour au pouvoir !
Il est plus que temps que la France, si elle est encore la France, cesse sa participation à cette guerre criminelle et désastreuse pour le peuple afghan. Et qu'elle s'engage sur la voie d'une autre politique, véritablement utile à ce peuple.
Pour cela, encore faut-il que la France refuse sa réintrégration complète dans l'OTAN, cet outil impérialiste et belliciste au service des seuls intérêts américains, et quitte même l'organisation définitivement.
Hélas, combien de soldats français morts faudra-t-il encore pour que nos dirigeants se réveillent?
15:36 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, sarkozy, france, guerre, soldats
10/11/2007
Français, exigez un référendum !
Français, refusez le coup de force. Mobilisez-vous pour exiger votre consultation à propos du "traité simplifié", qui n'est rien d'autre que la copie de la Constitution européenne que vous avez rejeté le 29 mai 2005.
Faites vivre la CHAINE DU REFERENDUM en envoyant ce lien ci-dessus à tous vos proches, amis, connaissances et collègues.
00:22 Publié dans Souveraineté Nationale et Populaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : référendum, traité simplifié, traité modificatif, europe, sarkozy, france, peuple
02/09/2007
Un "coup d'Etat constitutionnel"
Les quatre principaux points du projet de traité constitutionnel révisé de l'Union européenne et les raisons pour lesquelles l'ensemble des démocrates doivent s'y opposer. Le projet tout entier est une profonde attaque dirigée vers la démocratie et menée par les élites politiques, bureaucratiques et économiques européennes qui le soutiennent. Il ne peut que générer hostilité et amertume parmi les citoyens de toute l'Europe tandis qu'ils découvrent peu à peu les implications du coup d'Etat constitutionnel préparé par ces euro-élites.
Par Anthony Coughlan, Professeur en politique sociale au Trinity College de Dublin
1. L'UNION EUROPÉENNE REVÊTIRAIT LA FORME CONSTITUTIONNELLE D'UN ÉTAT POUR LA PREMIÈRE FOIS ET NOUS NE SERIONS DE VÉRITABLES CITOYENS DE CET ÉTAT EUROPÉEN
Sur le plan politique, le nouveau traité établirait avant tout une Union européenne juridiquement nouvelle sous la forme constitutionnelle d'une fédération européenne supranationale qui ferait de nous de véritables citoyens de cet État, devant obéissance à ses lois et loyauté à son autorité, contrairement à la «citoyenneté» européenne théorique ou honoraire que nous connaissons actuellement. Les symboles d'un État européen - drapeau, hymne et fête nationale – sont à abandonner puisque de toute façon ils existent déjà sans base juridique; toutefois, le véritable État européen dont ils sont les symboles doit être constitutionnellement créé par le nouveau traité. Il sera constitué en dotant l'UE d'une personnalité juridique et en lui donnant sa propre existence juridique pour la première fois, distincte de et supérieure à ses États membres, tout comme les États-Unis se distinguent juridiquement de et sont supérieurs à des États comme la Californie, le Kansas et New York, ou tout comme l'Allemagne fédérale est supérieure à la Bavière, la Saxe etc.
D'un point de vue juridique, il s'agit de l'élément clé d'une constitution européenne, que la Conférence intergouvernementale est désormais prête à rédiger, en intégrant la plupart des éléments du «Traité établissant une Constitution pour l'Europe», bien que le terme «constitution» doive être évité, de peur qu'il n'inquiète les Européens. Étant donné qu'il s'agit, d'un point de vue juridique et politique, de la partie la plus significative de la constitution révisée, tout en étant l'aspect le moins compris – puisque les fondateurs d'un État européen sont prêts à tout pour ne pas attirer l'attention sur cet aspect – elle est expliquée plus en détail ci-dessous.
2. L'UNION EUROPÉENNE DÉTIENDRAIT DAVANTAGE DE POUVOIRS LÉGISLATIFS
Le projet de traité constitutionnel révisé impliquerait que les États nationaux, les parlements nationaux et les citoyens transfèrent davantage de pouvoirs à l'UE. Le traité confèrerait à la nouvelle Union de nouveaux pouvoirs législatifs dans 50 nouveaux domaines d'intérêt public. Ces domaines comprennent les transports, la santé publique, l'énergie, l'espace, la science et le sport. La Commission non élue détiendrait le monopole de la proposition des lois européennes dans ces nouveaux domaines et ces lois seraient essentiellement élaborées par l'oligarchie, le conseil des législateurs, composé des 27 politiques qui constituent le Conseil des ministres puisqu'ils élaborent des lois pour 450 millions d'Européens et sont inamovibles en tant que groupe.
3. LES GRANDS ÉTATS SERAIENT PLUS INFLUENTS ET LES PETITS ET MOYENS ÉTATS MOINS INFLUENTS DANS L'ÉLABORATION DES LOIS EUROPÉENNES
En effet, la population serait un élément clé dans l'élaboration des lois européennes et réduirait par conséquent le poids de vote relatif et l'influence des petits et moyens États par rapport aux grands États, l'Allemagne étant le plus grand.
4. LE DROIT À UN COMMISSAIRE EUROPÉEN PERMANENT SERAIT SUPPRIMÉ
Les États membres se verraient refuser le droit d'être représentés de façon permanente à la Commission européenne, institution qui détient le monopole de la proposition des lois européennes, en réduisant le nombre de commissaires à un nombre inférieur à celui des États membres. Cet aspect revêt moins d'importance pour les grands États car ils sont assurés, grâce à leur influence politique et économique, de pouvoir défendre leurs intérêts dans l'élaboration des politiques européennes, même si de temps en temps ils ne sont pas représentés à la Commission. Cette proposition de modification a des implications bien plus graves pour les plus petits États.
Sur le plan politique, le projet de traité constitutionnel révisé de l'Union européenne
(a) donnerait à la nouvelle Union européenne, qu'il établirait juridiquement, la forme constitutionnelle d'un État européen supranational, distinct de et constitutionnellement supérieur à ses 27 États membres, tout comme les États-Unis sont distincts de et constitutionnellement supérieurs à la Californie, à New York, au Kansas etc.; et
(b) il ferait de nous de véritables citoyens de cette Europe nouvellement constituée, devant obéissance à ses lois et loyauté à son autorité qui seraient supérieures à nos constitutions et lois nationales respectives, tout comme la constitution et les lois des États-Unis sont supérieures à la constitution et aux lois de la Californie, de New York etc. La véritable citoyenneté européenne remplacerait donc la «citoyenneté» théorique ou honoraire dont les Européens parlent à présent, car nous ne pouvons être que les citoyens d'un État.
Le nouveau traité incarnerait ce changement
(a) en donnant à la nouvelle UE qu'il établirait sa propre personnalité et existence juridique pour la première fois, ce que tous les États détiennent;
(b) en supprimant la distinction actuelle entre le domaine du droit communautaire européen supranational, dans lequel la Commission détient le monopole des propositions législatives, et les domaines "intergouvernementaux" de politique étrangère, de justice et d'affaires intérieures, dans lesquels les États membres ont jusqu'à présent conservé leur souveraineté. Tous les domaines d'intérêt public relèveraient donc de l'élaboration des lois européennes supranationales, soit réellement ou potentiellement, comme dans tout État unifié;
(c) en transférant les pouvoirs et les institutions de la Communauté européenne actuelle à la nouvelle Union européenne que le traité constitutionnel révisé établirait;
(d) en faisant de nous de véritables citoyens de ce nouvel État européen, avec les devoirs d'obéissance et de loyauté de citoyens normaux, et tout ce que cela implique.
En constituant cette nouvelle Union européenne pour la première fois, le nouveau traité deviendrait de ce fait la Constitution d'un État européen supranational bien que l'intention soit d'éviter l'emploi du terme «constitution» autant que possible, par crainte d'inquiéter les Européens s'ils venaient à réaliser ce qu'il se passe, surtout s'ils ont une chance de voter lors de référendums. D'où l'intention d'éviter de donner aux citoyens la possibilité de s'exprimer, sauf en Irlande et au Danemark où des référendums sur toute renonciation à la souveraineté de l'État sont requis par la constitution.
À ce jour, l'Union européenne n'est pas dotée d'une personnalité juridique et n'a pas d'existence juridique propre. Seule la Communauté européenne, qui élabore les lois supranationales de la CE, en possède une. Il n'existe donc, à proprement parler, pas de droit «UE» (Union européenne), mais seulement un droit «CE» (Communauté européenne). Le nom «Union européenne», qui résulte du traité de Maastricht sur l'Union européenne de 1992, est un terme qui décrit les diverses formes de coopération dans les 27 États membres de la CE. Celles-ci couvrent le domaine du droit supranational constitué par la Communauté européenne d'une part, dans lequel la Commission européenne propose toutes les lois, et d'autre part la coopération dans les domaines «intergouvernementaux», dans lesquels les États membres ont jusqu'à présent conservé leur souveraineté et la Commission européenne n'a pas de rôle législatif.
C'est la raison pour laquelle le Traité de Maastricht de 1992 s'appelle le «Traité SUR l'Union européenne» plutôt que «DE» l'Union. Le projet de traité constitutionnel révisé que la Conférence intergouvernementale va maintenant rédiger serait le «Traité DE l'Union européenne» car il établirait juridiquement l'Union européenne en tant qu'entité distincte pour la première fois, avec la plupart des caractéristiques d'un État, et ferait de nous de véritables citoyens de cette nouvelle entité étatique.
Donner à la nouvelle Union européenne, que le traité constitutionnel révisé établirait, une personnalité juridique et sa propre existence juridique, lui permettrait non seulement d'avoir ses propres président, ministre des affaires étrangères – peu importe sa dénomination - et corps diplomatique, de signer des traités interétatiques avec les autres États mais la nouvelle Union s'emparerait aussi de tous les pouvoirs et institutions de la Communauté européenne actuelle – législatif, exécutif et judiciaire. Elle possèderait alors toutes les caractéristiques d'un État bien en place, à l'exception du pouvoir d'imposer des taxes et d'obliger les États membres qui la composent à combattre contre leur volonté. L'objectif des euro‑fédéralistes est de donner à la nouvelle fédération européenne ces deux pouvoirs en temps voulu.
Pourquoi cette curieuse procédure d'avoir un traité (Maastricht) «sur» l'Union européenne et un autre traité (le projet de traité constitutionnel) «de» l'Union? Le traité de Maastricht sur l'Union européenne nous familiarise avec les termes «Union européenne» et «citoyenneté européenne», sans réellement les établir juridiquement ou leur donner de contenu juridique. Ceux qui soutiennent le projet d'intégration espèrent que les citoyens ne remarqueront pas le caractère radical du changement constitutionnel proposé dans la Constitution révisée et la façon dont l'essence juridique de «l'Union» elle-même et de la «citoyenneté» européenne doit être modifiée sans que les Européens s'en rendent compte. Les mêmes noms et termes familiers seront conservés mais leur contenu juridique sera fondamentalement transformé.
C'est par un tel tour de passe-passe que nous allons devenir les véritables citoyens d'un véritable État européen supérieur à nos États nationaux respectifs. Nous devrons donc répondre aux obligations de véritables citoyens qui sont l'obéissance, la solidarité et la loyauté envers la nouvelle Union européenne qui nous est imposée sans que la plupart des Européens sachent ou réalisent ce qu'il se passe, ceux qui soutiennent le nouveau traité étant particulièrement soucieux de ne pas attirer l'attention sur cet aspect. Et, dans la mesure du possible, les peuples d'Europe ne seront pas consultés lors de référendums, de peur qu'ils ne se rendent compte de la situation et qu'ils s'y opposent.
Ce n'est certainement pas chose facile de tenter de transformer les citoyens des États membres de l'Union européenne en citoyens des «États-Unis d'Europe» distincts de et supérieurs à leurs propres États et constitutions. Tours de passe-passe, subterfuges et intimidation sont la seule façon d'y parvenir. D'où la charade élaborée du traité de Maastricht de 1992 sur l'Union européenne et le nouveau traité de l'Union européenne, ce qu'est effectivement le projet de traité constitutionnel révisé, bien que les spécialistes de la communication entendent lui donner un titre tel que «traité modificatif» afin que les élites européennes puissent le faire ratifier plus facilement.
Schuman, a déclaré en 1950 sur la Communauté du charbon et de l'acier qu'il s'agissait de «la première étape de la fédération européenne». Le projet de traité constitutionnel révisé serait la dernière pierre de l'édifice euro-fédéraliste, en ce sens qu'il donnerait à la nouvelle UE juridiquement constituée la forme constitutionnelle d'une fédération supranationale d'États, à laquelle tous les citoyens devraient obéissance et loyauté. Il s'agirait d'une obéissance et d'une loyauté supérieures à celles que nous devons actuellement à nos États et constitutions nationaux, ces derniers étant juridiquement inférieurs. Cependant, les citoyens européens ne souhaitent aucunement une telle évolution car elle ébranlerait fondamentalement la démocratie nationale et l'indépendance de leurs Etats nations respectifs et les priveraient du droit d'élaborer la plupart des lois auxquelles ils doivent se conformer.
C'est pourquoi le projet tout entier est une profonde attaque dirigée vers la démocratie et menée par les élites politiques, bureaucratiques et économiques européennes qui le soutiennent. Il ne peut que générer hostilité et amertume parmi les citoyens de toute l'Europe tandis qu'ils découvrent peu à peu les implications du coup d'Etat constitutionnel préparé par ces euro-élites. Les démocrates de tous les pays européens, qu'ils soient de gauche ou de droite, doivent s'unir pour s'y opposer et exiger que des référendums nationaux soient organisés.
23:30 Publié dans Souveraineté Nationale et Populaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, traité simplifié, constitution, coup d'Etat, souveraineté nationale, france, union européenne
10/04/2007
2007, la mise à mort de la République française
La République française a bien des fois chancelé, blessée par les coups de ses ennemis qu’elle ne connaît que trop bien. S’ils sont souvent parvenus à lui faire mettre un genou à terre, elle a réussi à chaque fois à s’en relever et, avec le dévouement et l’amour du peuple de France, à restaurer de par le monde la grandeur de la nation.
Si la République a déjà vécu de nombreux moments décisifs, il n’est pas à douter que l’Histoire teste aujourd’hui, comme elle le fit hier, l’âme du peuple de France. Si ses vertus et ses qualités de coeur ne sont pas dignes de celles qu’il a reçues en héritage, l’espoir de voir restaurer la grandeur de la nation sera cette fois perdu.
Car l’instant est grave.
En cette année 2007, la République chancelle, le genou à terre, blessée par les nouveaux coups bas de ses ennemis. Excités par le jeu de la mise à mort, ils s’acharnent désormais à lui faire mettre le second genou au sol, sachant trop bien qu’il lui sera difficile de se relever. Ils la couvrent d’insultes, la raillent, la maudissent, la frappent au pieds.
Sa faute ? Impardonnable ! Celle de vouloir trop aimer, celle de vouloir trop donner, celle d’avoir fait du peuple de France le maître de son propre destin. Ce que ces ennemis de la France n’accepteront jamais, c’est que la République se moque des décors, des titres, des parures, des fortunes et des privilèges ; elle aime toutes ses filles et ses fils comme une mère aime ses enfants ; elle les protège, les éduque, leur enseigne les vertus qui font les grands hommes et elle leur explique qu’il ne saurait y avoir de vraie liberté sans égalité ; que la fraternité et la solidarité ne sont pas des mots vides de sens, que la honte ne vient pas d’être faible ou pauvre mais de tourner le dos à ceux que la vie a malmenés.
« Vieille salope ! Catin du pauvre ! »
Depuis 1789, les contre-révolutionnaires n’ont jamais abandonné l’idée de revenir sur les acquis de la Révolution. Leur nouvelle croisade a pour objectif inavoué de détruire la République en la vidant de son sens.
Françaises, Français.
La menace est grande. Laisser faire, c’est remettre en cause tous les principes auxquels nous croyons et pour lesquels des générations de nos Pères se sont battues. C’est enfin donner aux charlatans conservateurs et néo-libéraux, après plus de deux cents ans, la possibilité de créer une société qui tournera totalement le dos à la tradition républicaine, de créer une société inspirée de l’Ancien régime où l’argent aura remplacé les titres et les particules. Le riche sera riche, le pauvre restera pauvre. L’ordre féodal du Moyen-Age sera rétabli.
Alors que nous avions autrefois la liberté d’objecter, de réfléchir et de parler quand nous l’estimions nécessaire, nous avons aujourd’hui des censeurs s’assurant un peu plus chaque jour de notre conformité, de notre soumission et de notre acceptation silencieuse.
Comment cela est-il arrivé ? Qui est responsable ?
Certains le sont évidement plus que d’autres. Mais soyons honnêtes, la vérité est que vous êtes les premiers responsables. Vous avez peur : terrorisme, précarité, émeutes, insécurité ; ces problèmes se jouent de votre raison et de votre bon sens. Les belles promesses, les discours des beaux parleurs néo-libéraux, les incantations mensongères sont sur le point de vous faire craquer. Dans votre panique vous vous apprêtez à donner les rênes de votre pays à un homme dont la taille de l’ego n’a d’égale que le mépris qu’il éprouve pour les petites gens et ces principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité qui ont autrefois fait l’identité, la grandeur et l’envie de votre pays de part le monde.
Mon espoir est de vous rappeler que ces valeurs fondatrices de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la solidarité, sont bien plus que de simples mots gravés en typologies d’autrefois sur les murs de vos vieilles Mairies, de vos écoles délabrées, ou de billets qui ne sont plus en circulation. Ces mots sont plus que des mots. Ce sont des principes fondamentaux qui vous ont été donnés en héritage et dont vous êtes, pour un temps, les dépositaires. Renier ces principes, c’est dilapider un héritage qui n’a jamais véritablement été le vôtre, puisqu’il a toujours été celui de vos enfants et des enfants de vos enfants.
Ces principes sont les points cardinaux de la société française. Une société qui viole les principes sur lesquels elle repose depuis plus de deux cents ans, qui jette à la mer compas, cartes et boussole, est une société qui ne saura plus qui elle est et d’où elle vient. Plus grave encore, c’est une société qui ne sera plus capable de trouver son chemin. En cas de tempête elle doutera de tout et surtout d’elle même, ne sachant ni revenir en arrière ni aller de l’avant. La France doute, essaie de se raccrocher à quelques certitudes. Mais quelles pourraient être ces certitudes lorsqu’on ne se souvient même plus qui on est soi-même ?
Le vieux capitaine est sur le pont, à la manœuvre, accroché au gouvernail. Il essaie bien de diriger le navire mais, sans boussole, sans points cardinaux, sa tâche n’en est que plus difficile. La mer est houleuse, son équipage doute, les passagers du bateau France commencent à paniquer. Mais lui suit son étoile, pâle étoile qui disparaît à l’horizon derrière les nuages. Un de ses officiers, qui a l’insolence de sa jeunesse, essaie bien de lui montrer qu’il a trouvé dans le ciel, une autre étoile à tribord et que celle-ci est bien plus brillante. Mais le vieux capitaine n’écoute pas. Il sait bien qu’on ne change pas de cap aussi aisément en pleine tempête, qui plus est lorsqu’on ne sait pas où on est ; et que ce n’est pas parce qu’une étoile brille plus que les autres qu’elle montre forcément la bonne direction ! Certains passagers, de riches marchands qui ont des biens en cales, s’approchent du jeune officier, l’assurent de leur soutien et le persuadent de prendre la barre pour mettre la cap à tribord, en direction de l’étoile brillante. Le vieux capitaine s’en remettra au reste des passagers qui, dans leur panique, sont maintenant convaincus que l’étoile à tribord est effectivement la plus brillante. « Elle brille ! Elle brille ! » crient-ils en cœur, bras tendus vers le ciel. « Suivons-la ! »
Le bateau France tangue. Les rats ne pouvant quitter le navire, ils font maintenant tout ce qui leur est possible pour mettre la main sur le gouvernail. Dans leur quête toute personnelle, leur poursuite de l’inaccessible étoile, ils sont prêts à mettre en danger navire, hommes et marchandises, lesquels finiront par couler dans les « eaux glacées du calcul égoïste » (Marx).
Ô Peuple de France ! Es-tu à ce point désespéré, ignorant et aveugle que tu es prêt à élire, pour maître, un homme qui n’a pour toi et l’histoire de la nation française que le plus profond dédain ? Dois-tu être devenu fou pour confier ton destin à un charlatan néo-libéral qui utilisera les pouvoirs de l’Etat pour te remettre aux pieds ces fers dont tu t’es défait il n’y a que deux cents ans de cela ? Laisseras-tu une poignée de vicieux ambitieux ruiner le pays et continuer à promouvoir des politiques allant contre l’intérêt de la communauté nationale, ruinant les services publics, l’école républicaine, la justice, le système de protection sociale, la retraite par répartition, l’égalité entre tous les citoyens et citoyennes de la République ?
Le choix qui se pose à toi est un choix fondamental, un choix de société. Car c’est bien de cela dont il s’agit ! Décider si tu es prêt à tourner le dos à cette France que tu aimes et dont tu souhaites à nouveau la grandeur.
Pourquoi ? Parce que son humanisme et son progressisme, qui ont historiquement fait sa grandeur en montrant la voie de la liberté à d’autres peuples, sont précisément détestés par cet homme qui essaie d’avoir ton suffrage.
Nous sommes aujourd’hui engagés dans une nouvelle opération de salut public. Le combat pour la République devra passer par le rassemblement de tous les républicains. La défense des valeurs humanistes et sociales, en lesquelles nous croyons, doit maintenant fédérer toutes les bonnes volontés et rassembler les patriotes au-delà des chapelles et des particularismes. Le jugement sévère et intraitable des historiens du futur ne fera pas de distinction entre les imposteurs néo-libéraux qui auront bradé l’idéal politique et philosophique républicain, et les républicains eux-mêmes qui, par agenouillisme ou couardise auront laissé s’installer une société qui consacrera les inégalités et inféodera toujours plus les citoyens à la puissance des intérêts particuliers.
Françaises, Français, républicains et patriotes, soyons vertueux et courageux, soyons fermes et exigeants : retrouvons la force du combat politique et refondons la République !
Mais ne jouons pas avec les mots ! Il ne s’agit pas aujourd’hui de réinventer, de renouveler ou d’adapter la République comme nombre de petits politiciens ineptes se proposent de le faire. Il s’agit bien au contraire de réaffirmer clairement quelles sont ses valeurs et de se donner les moyens d’aller au bout d’un modèle français trop injustement décrié. Car tel est bien le scandale que nous ne devrons jamais cesser de dénoncer ! Si le bateau France tangue, c’est parce qu’il navigue à vue sans boussole et compas, sans projet, sans certitude, sans espoir, sans liberté, égalité et fraternité. Si le modèle social français souffre c’est parce qu’il n’est plus appliqué depuis longtemps, que la frange la plus riche de la population s’est non seulement désolidarisée du reste du pays mais a aussi décidé, par pure égoïsme, de mettre à bas le contrat social qui lie les Français depuis des générations.
Notre devoir est un devoir de révolte et d’explication. Nous devrons redonner leur sens aux « mots ».
Oui ! La République est plus belle et ambitieuse que la démocratie !
Pourquoi ? Parce que la démocratie n’est qu’une version minimale de la République ! La République sans l’exigence de justice sociale et la recherche continue du bien commun universel n’est pas la République, juste un « mot » vide de son sens, un reniement, un abandon, une trahison.
Vive la République !
Vive La France !
Pierre Urville, L'Ami du peuple
23:15 Publié dans République | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : république, présidentielle, sarkozy, france



