16/05/2007

Pour une scission salutaire du Parti Socialiste, prélude au grand rassemblement républicain

medium_24976_p0000936.001.jpgDemain aura lieue la passation de pouvoir entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy et d'ici vendredi sera connu le prochain gouvernement. Force est de constater qu'à cet instant, Nicolas Sarkozy baigne dans la tranquilité la plus profonde. Plus aucune personnalité, plus aucune force politique n'est (ou espérons-le, ne semble être) en mesure de s'affronter à lui, et de le battre aux législatives.

Les cadres du Parti Socialiste sont les responsables de cette situation périlleuse. Depuis la claque reçu en 2002, alors que la droite s'est unie et affirmée, le Parti Socialiste, sous la direction de François Hollande, le petit technocrate politicard, a fait comme si de rien n'était. Juste une erreur de parcours, selon lui ! Et en 2007 ? Pareil, une erreur de parcours ! Tout va presque bien, il faut régler tous les petits problèmes, et hop ça ira mieux la prochaine fois ! Pas de remise en cause profonde, rien ! Le premier parti ouvrier de France est le FN, mais ça on s'en fout ! Continuons à dériver vers la social-démocratie, continuons à nous éloigner du peuple et de ses aspirations ! Continuons à parler d'alternance, au lieu de parler d'alternative ! Continuons à parler politique politicienne, au lieu de parler de ce que veulent les français !

Malheureusement à force d'essayer sauver les apparences, de penser parti au lieu de penser peuple, on en arrive à la situation actuelle. La phase Ségolène Royal du PS a été l'illusion de trop. Le PS ne tourne plus rond. Le temps est venu que ses sociaux-démocrates et ses socialistes républicains arrêtent de faire comme s'ils composaient un authentique parti.

Il est enfin temps pour le PS, après bien évidemment des législatives cruciales, qu'advienne la scission salutaire. Que les socialistes républicains se regroupent avec les chevènementistes et tous les républicains de gauche pour former un grand parti socialiste républicain, social et laïque. Que les sociaux-démocrates rejoignent quant à eux le grand mouvement du centre qu'entend fonder François Bayrou.

La création d'un grand parti social-républicain à gauche devra aller de pair avec la création d'un grand parti des républicains et gaullistes - authentiques - de droite. A côté de ces deux partis, un grand mouvement républicain totalement indépendant, social et laïque, devra être créé de toute pièce, dans l'ambition d'entreprendre la grande bataille idéologique et pédagogique nécessaire, de travailler au dépassement de tous les courants de pensée républicains et d'opérer les rapprochements entre les deux partis cités plus haut - voire au-delà - en vue de la formation d'un grand front unitaire républicain, prélude à l'alternative républicaine, humaniste et progressiste nécessaire à notre pays.

Retenant les leçons du Pôle Républicain, il est aujourd'hui impossible de former un grand parti républicain unitaire sur les bases de partis et mouvements existants, qui entraîne inévitablement des divergences de chapelles et des scissions. A un "parti" unique, il faut de loin préférer un "front" unique. Tout le monde s'est rendu compte que le sectarisme, qui mine cruellement la mouvance républicaine, ne pouvait être vaincue par l'éttouffement. Le plus pertinent serait donc de créer avec tous les républicains de bonne volonté, au-delà des clivages traditionnels, sans aucune accroche partisane, sans aucune subordonnation à un parti, un grand mouvement républicain, dont l'objectif - en vue d'une vértitable alternative politique - serait donc d'unir, dans le respect des opinions de chacun, de l'indépendance des partis, les grandes forces républicaines.

Thimèle, L'Action Républicaine