11.02.2008
Le Traité de Lisbonne ratifié, la dictature est en marche
C'est fait. Après la révision constitutionnelle préalable, les parlementaires se sont prononcés à une très large majorité pour la ratification du Traité de Lisbonne, pérennisant une Europe libérale et anti-démocratique, dont les français avaient pourtant rejeté les bases le 29 mai 2005.
Après les députés jeudi, qui ont adopté le projet de loi de ratification par 326 voix contre 52, les sénateurs ont bouclé le processus ce vendredi, à deux heures et quart du matin, en se prononcant à leur tour favorablement à la ratification par 265 voix contre 42. Le projet de loi de ratification va maintenant être envoyé à Nicolas Sarkozy, qui devrait le signer rapidement.
Les politiciens traîtres et les médias dominants se félicitent sans sobréité aucune de cette grande nouvelle. L'Europe, paraît-il, va enfin pouvoir reprendre sa glorieuse marche humaniste, après que ces salauds de français l'aient bloqués honteusement en votant il y a deux ans contre la divine recommandation des élites, ces gens qui pensent bien, contrairement au petit peuple bête et stupide.
Les plus heureux - et les plus naïfs - sont sans conteste les parlementaires socialistes qui ont légitimé ce déni de démocratie, et qui pensent que l'affaire est aujourd'hui close, et qu'ils pourront enfin savourer tranquille - sans ces citoyens couillons un peu trop scrupuleux sur l'éthique démocratique et républicaine - leur soi-disante "victoire" annoncée aux municipales. Que ces messieurs et mesdames sachent qu'on ne les lâchera pas de sitôt, tout comme l'ensemble des traîtres et leurs complices.
Nous ne les lâcherons pas, et nous n'oublierons rien du coup sans précédent et irresponsable qu'ils auront porté à la République et à la France.
En ratifiant le Traité de Lisbonne, les parlementaires ont remis en selle tout l'esprit de la Constitution Giscard rejetée : sacralisation des politiques libérales, absence réelle de démocratie dans les prises de décisions, élargissement des compétences exclusives de l’Union européenne, élargissement des décisions prises à la majorité qualifiée, etc.
En acceptant ces dispositifs, il en est désormais fini du droit du peuple français à disposer de lui-même. Sommé d'obéir à toutes les décisions d'un super-Etat européen, qui plus est gouverné par des bureaucrates non élus, il en sera fini à terme du modèle social, laïque et républicain français, minoritaire dans l'Union. Il en sera également fini de notre politique étrangère indépendante, à laquelle nombre de pays européens préfère de loin un atlantisme borné.
En clair, le Traité de Lisbonne fait aujourd'hui de la France une province docile de l'Empire.
Et ceux qui se prétendent être l''opposition" dans ce pays, la gauche pseudo-socialiste des messieurs Hollande et Moscovici, ainsi que le Mouvement pseudo-Démocrate de Bayrou, cautionnent totalement cet état de fait. Chez eux aussi, en dehors de cette Europe folle, point de salut ! Pas la moindre critique sérieuse, ni sur le fond ni sur la forme. Que des belles paroles sans lendemain. Voyez donc à quel point ils forment une alternative crédible à la politique sarkozyste !
La dictature qui se met en marche aujourd'hui paraît si forte, si rusé qu'elle ne laisserait plus de vie à la moindre opposition, ni à la moindre alternative crédible. Cette opposition, cette résistance à l'inacceptable est pourtant au coeur même du peuple français. Il ne tient qu'à un réveil du peuple - que l'on a minutieusement endormi - pour qu'elle puisse se reformer, recouvrer notre liberté et restaurer la République. Loin de tout extrêmisme et de toute intransigeance partisane, les militants républicains, patriotes et progressistes de ce pays - à condition qu'ils mettent de côté leurs dissenssions et regroupent enfin leurs efforts - peuvent sonner le début de l'insurrection générale. Seule une opposition unie, forte et populaire, en France comme ailleurs en Europe, sera en effet à même de faire tomber ce Leviathan, cet Empire sacralisé.
17:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : traité de lisbonne, ratification, parlement, députés, sénateurs, europe, démocratie
02.12.2007
Ecrivez à vos députés et sénateurs !
En décidant que seuls les parlementaires pourraient se prononcer sur le "nouveau" traité européen, véritable copie de la Constitution européenne rejetée par le peuple français, Nicolas Sarkozy se rend coupable d'une scandaleuse forfaiture.
Mais rien n'est encore inéluctable. Les parlementaires peuvent empêcher cela. A condition que leur soit rappeler avec force leurs obligations démocratiques.
Dans cette optique, et à l'instar d'autres sites et organisations, nous vous invitons donc vivement, vous les citoyens qui nous lisez, à écrire en masse à vos députés et sénateurs.
Pour s'assurer au mieux de la prise en compte de sa lettre, il nous semble impératif que l'envoi se fasse par voie postale.
Vous trouverez ci-dessous une lettre-type pour vous aider dans cette tâche, mais aussi des liens vous permettant de retrouver votre député et vos sénateurs de votre département, ainsi que leur adresse postale.
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Lettre-Type pour tous les parlementaires
"Madame / monsieur le député / le sénateur,
Le 29 mai 2005, les français ont rejeté à plus de 55 % des voix le projet de Constitution européenne. Alors que le devoir de nos gouvernants aurait dû être de prendre en compte la volonté du peuple, c’est tout le contraire qui s’est depuis produit.
Ainsi, le 19 octobre dernier, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a approuvé, à Lisbonne, un traité européen censé remplacer cette Constitution européenne et a annoncé qu’il le fera ratifier par la France sans référendum, via le Parlement.
Or, vous n’êtes pas sans savoir que ce traité, dit « modificatif », n’est ni plus ni moins qu’une copie de la Constitution européenne rejetée. C’est ce qu’admettent d’ailleurs tous les juristes, hommes politiques et journalistes de bonne foi. Le « père » de la Constitution européenne lui-même, Valéry Giscard d’Estaing, l’a reconnu : 90 % des termes sont identiques à « sa » Constitution.
Les différences entre ce traité et la Constitution sont incontestablement superficielles. Le terme de « Constitution » est abandonné, les symboles de l’Union ont disparu, mais l’essentiel est conservé, telle l’absence réelle de démocratie dans les prises de décision, telle la sacralisation des politiques libérales, tel l’alignement forcé de notre politique étrangère sur celle des Etats-Unis.
Plus globalement, la ratification de ce traité liera encore un peu plus les mains des dirigeants français et dynamitera à terme notre modèle républicain, social et laïque.
Outre la dangerosité de ces dispositions, approuver ce traité sans passer par la voie référendaire serait un scandaleux déni de démocratie.
C’est pourquoi, madame / monsieur le député / le sénateur, je vous prie et remercie de ne pas approuver cette ubuesque trahison de la volonté populaire et de réclamer la tenue d’un référendum sur cette question.
Comptant sur vous, je vous prie de croire, madame / monsieur le député / le sénateur, en l’expression de ma profonde considération."
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- Retrouver vos députés
- Retrouver vos sénateurs
14:40 Publié dans Souveraineté Nationale et Populaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : référendum, traité simplifié, traité de lisbonne, traité modificatif, lettres, députés, sénateurs


